Quitter la France pour étudier l'hôtellerie en Espagne, apprendre à évoluer dans une autre culture et construire un projet professionnel à l'international. À Vatel Madrid, de nombreux étudiants français font ce choix chaque année. Entre découvertes culturelles, expériences en entreprise et nouvelles perspectives de carrière, trois d'entre eux racontent ce que cette mobilité a changé dans leur parcours.


Originaire de Bretagne, Delphine Espivent de La Villesboisnet, 20 ans, est aujourd'hui en troisième année de Bachelor à Vatel Madrid et ambassadrice de Vatel Espagne. Son choix s'est imposé naturellement après un double Baccalauréat français-espagnol. "Je voulais mettre à profit mon parcours bilingue. Les langues sont un atout essentiel dans l'hôtellerie et partir étudier dans un autre pays me permettait d'en apprendre une nouvelle tout en découvrant un autre environnement. Je ne regrette absolument pas mon choix", confie-t-elle.
À Madrid, j'ai appris autant en cours que sur le terrain
Arrivée à Madrid juste après le lycée, elle découvre un secteur qu'elle connaît encore peu. Les cours alternent rapidement avec les stages et lui offrent une vision concrète des métiers. "Je n'avais quasiment aucune expérience lorsque je suis arrivée. Ici, j'ai acquis des connaissances théoriques mais surtout beaucoup de pratique. J'ai compris que le tourisme et l'hôtellerie sont des secteurs en constante évolution, où il faut sans cesse s'adapter", raconte-t-elle. Au quotidien, certaines habitudes espagnoles l'ont progressivement séduite. "En France, les relations sont souvent plus distantes, notamment avec le vouvoiement. En Espagne, les échanges sont beaucoup plus spontanés et démonstratifs. Cette proximité avec les professeurs ou cette façon d'exprimer davantage ses émotions, je les ai intégrées naturellement", observe-t-elle.
Après bientôt quatre années passées dans la capitale espagnole, Delphine ne ferme aucune porte pour la suite. "Je me suis énormément attachée à Madrid, à la culture espagnole et à Vatel. Mais j'ai aussi envie de continuer à voyager, découvrir d'autres pays, d'autres langues et d'autres cultures." À ceux qui hésitent encore, son conseil est sans détour : "Je leur dirais de foncer. C'est une expérience extrêmement enrichissante. On se sent accueilli à bras ouverts, aussi bien par Vatel Espagne que par les Espagnols."
À Madrid, une autre vision de l'hôtellerie de luxe
À 21 ans, Ilona Chevrier poursuit un MBA à Vatel Madrid après avoir choisi l'Espagne pour perfectionner son espagnol et découvrir une grande capitale européenne. Ses différentes expériences professionnelles lui ont surtout permis de comparer deux approches du luxe hôtelier. "En France, notamment lors de mon passage à l'Hôtel de Paris Saint-Tropez, j'ai découvert une hôtellerie très traditionnelle, avec des codes bien établis. À Six Senses Ibiza, j'ai vécu quelque chose de très différent : un luxe plus décontracté, plus moderne, plus ouvert, où l'on privilégie une relation plus naturelle avec les clients", explique-t-elle.
Au-delà du monde professionnel, elle retient aussi la facilité des relations sociales en Espagne. "Les Espagnols vont facilement vers les autres. Ils discutent spontanément, proposent d'aller boire un verre après le travail ou les cours. Cette convivialité fait vraiment partie du quotidien", souligne-t-elle.
Grandir dans un environnement international
Franco-haïtienne, Stella Courteau, 23 ans, a grandi au Panama avant de rejoindre Vatel Madrid, où elle achève aujourd'hui son Bachelor. Son projet est clair depuis longtemps : créer un jour son propre hôtel. Le rayonnement international de l'école a largement orienté son choix. "Je cherchais une école reconnue avec un réseau international. J'ai d'ailleurs pu en profiter en effectuant une année à Vatel Paris. Madrid me semblait aussi être une ville dynamique, très riche culturellement, où le secteur hôtelier est constamment amené à se réinventer", raconte-t-elle.
Habituée aux environnements multiculturels, elle retrouve en Espagne une proximité qui lui est familière. "En France, j'ai apprécié l'exigence et le souci du détail, particulièrement dans l'hôtellerie de luxe. En Espagne, j'ai découvert une approche plus détendue et plus spontanée des relations humaines. Finalement, ces deux façons de travailler sont complémentaires", estime-t-elle.
Son parcours lui a donné une vision plus nuancée du métier. "La performance repose autant sur la qualité du service que sur la qualité de la relation humaine. La rigueur française et la convivialité espagnole m'ont permis de construire une vision plus équilibrée de l'hôtellerie", poursuit-elle. Si elle prévoit d'effectuer son prochain stage en France afin d'y consolider ses compétences, Stella imagine déjà une carrière internationale. "L'une des plus grandes richesses que l'on peut acquérir est une expérience loin de chez soi. C'est ce qui permet de gagner en résilience, en capacité d'adaptation et en ouverture d'esprit", conclut-elle, convaincue que cette mobilité constitue un véritable atout pour la suite de son parcours.
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