Édition internationale

PORTRAIT - Qui se cache derrière le Z de Zapatero ?

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
À 48 ans, José Luis Rodriguez Zapatero se présente à sa propre succession à la Présidence du gouvernement. Originaire d'une famille républicaine et député brillant, il accède à la tête du PSOE en 2000, puis à celle du gouvernement en 2004. À l'heure du bilan, retour sur le personnage Zapatero

Photo Karl Joseph

"La référence à Léon est une caractéristique majeure du discours de Zapatero", soulignait la semaine dernière El País. La ville de son enfance certes, mais aussi celle de son grand père paternel. Militaire républicain, il sera fusillé un mois après le début de la Guerre Civile. Dans son testament, il jure être innocent, pardonne à ses ennemis et demande qu'un jour l'honneur de son nom soit rétabli. Fortement marqué par cet épisode, le futur chef du gouvernement hérite très jeune de ces idéaux républicains inébranlables et se rapproche d'abord du parti communiste. Mais en 1979, c'est au Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) qu'il s'engage. Sept ans plus tard, il est élu à 26 ans le plus jeune député du Congrès espagnol.
Dans une interview donnée à l'époque, il fait référence à deux autres repères qui lui sont primordiaux : "Le Parti est le seul instrument sérieux, homogène. Pour moi c'est un deuxième amour ". Le premier ? "Sonsoles, ma fiancée". Aujourd'hui marié à Sonsoles Espinosa, Zapatero est aussi père de deux filles, Laura et Alba. Et la confidentialité de sa vie privée est stricte et "non négociable" selon les termes de son épouse. Chanteuse d'opéra, celle-ci garde le plus de distance possible avec la politique.

Moderne mais intransigeant
Malgré son assurance et son apparente tranquillité, Zapatero apparaît parfois comme un homme de paradoxes. L'image du politique moderne, pragmatique et dynamique est fortement répandue. Et l'on souligne souvent sa volonté de se mettre sur la même longueur d'onde que son adversaire, pour mieux le convaincre.
Consensuel Zapatero ? Pas vraiment. Salué mais parfois critiqué au sein même du PSOE, c'est un homme de principes qui n'a pas vacillé pour accomplir la plupart de ses promesses de campagne, quitte à diviser la société. La loi sur le mariage homosexuel, la fin de l'enseignement obligatoire de la religion à l'école, et surtout la loi sur la mémoire ont pour certains réveillé de vieilles blessures. Qu'importe. "Vous savez que je suis une personne tranquille et sereine" disait-il aux militants le 10 février dernier à Pamplona. "Mais vous le savez aussi, je ne me fâche pas, mais ne me tais pas non plus".
Marion DOUET. (www.lepetitjournal.com - Madrid) lundi 25 février 2008

Lire aussi :
Article d'El País.com

logo lepetitjournal madrid espagne
Publié le 25 février 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.