J’AI TESTÉ POUR VOUS – Un match au Santiago Bernabéu

Par lepetitjournal.com Madrid | Publié le 19/04/2011 à 00:00 | Mis à jour le 14/11/2012 à 12:37

Un stade et un club mythiques. Des joueurs qui le sont tout autant. Le correspondant de L'Equipe à Madrid pour guide. C'est parti pour 90 minutes au panthéon du ballon rond

Pour Real Madrid- Sporting Gijón, les 80.000 places du Santiago Bernabéu ont quasiment toutes trouvé preneur / (Photo Lepetitjournal.com)

Il y en a qui seraient prêts à tuer pour être là. De prime abord, pas moi. Sans doute le souvenir d'un match de Ligue 1, dans un petit stade, trempée jusqu'aux os. Seulement cette fois, le spectacle promet d'être plus que grandiose. Du football de qualité supérieure s'il vous plaît. "Les plus beaux matchs de la planète et de l'histoire du football se sont joués ici !", m'assure Frédéric Hermel, journaliste dans la capitale espagnole pour L'Equipe, RMC et France Football.
Dans les gradins, les supporters arrivent au compte goutte, mais suffisamment nombreux pour former une épaisse marée humaine. Ils ont troqué les incontournables frites des stades tricolores contre une montagne de pipas, ces graines de tournesols délicieusement salées qui mettent un temps fou à vous rassasier.

Il y a des jours comme ça ?
A sept minutes du coup d'envoi donné - fait exceptionnel -, par le Brésilien Ronaldo, les Ultras Sur entonnent leur hymne habituel à "Juanito", célèbre numéro 7 madrilène décédé en 1992 dans un accident de voiture. Sur la pelouse, les crampons s'activent et le chrono aussi. "Tu verras, l'enjeu n'est pas très important ce soir", m'avait prévenu Frédéric Hermel. "Le Real part plutôt favori". Coup de tonnerre en deuxième mi-temps : le Sporting Gijón mène 1 à 0. Ca-tas-tro-phe ! Pour le Real, cela signifierait une première défaite à domicile en Championnat, depuis 2002. Pire encore, la concession du titre de Liga à son rival de toujours, le FC Barcelone, en fonction des résultats des prochaines rencontres.
Le petit poucet qui avale l'ogre, la presse n'en revient pas. Le public non plus d'ailleurs, à la vue des mines déconfites des Madrilènes qui assistent impuissants à la déroute des leurs. Le minuscule parterre asturien, lui, est en liesse. Drapeaux et écharpes dans tous les sens, c'est à celui qui donnera de la voix le plus fort.

Des hommes et des Dieux
"Ici, les 80.000 supporters ont conscience d'être un public privilégié"
, explique Frédéric Hermel. "Ils viennent au stade comme on va à l'opéra ou au théâtre". La plupart sont des habitués, abonnés à l'année. Victoire ou pas, rien ne semble pourvoir les lasser dans le jeu des dieux de l'Olympe Bernabéu qui taclent, esquivent les attaques et marquent.
Avant le match, les plus belles images d'un club né en 1902 et devenu depuis un poids-lourd de la scène internationale, défilent sur les écrans géants installés au sommet des tribunes. Histoire de rappeler que le palmarès du Real reste bien celui de tous les records : vainqueur de la Liga espagnole à 31 reprises, neuf fois champion d'Europe, plus de 440 millions d'euros de revenus l'an dernier ? A cela il faut bien sûr ajouter des légendes vivantes comme Zidane ou Beckham qui ont porté haut les couleurs des Merengues. Alors certes, ce soir, les hommes de Mourinho n'ont pas excellé, mais ils ont au moins le mérite de m'avoir réconciliée avec leur univers fait, hors vestiaires, de belles voitures et de gros sous.

Mathilde BAZIN (www.lepetitjournal.com ? Espagne) Mardi 19 avril 2011

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