Édition internationale

COMMENT EST L’ESPAGNE ? – L’INE répond

Écrit par lepetitjournal.com Madrid
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 21 janvier 2015

¿Cómo es España? Cette récente publication de l'INE, l'Institut National des Statistiques espagnol, permet d'avoir une vision globale, tout en étant détaillée, des principaux indicateurs économiques et sociaux du pays. Cette étude se base sur le recensement de la population et du logement effectués en 2011. Pour la première fois, l'INE a pu générer des cartes avec des informations réunies en zones géographiques, chacune représentant un km2.

Pour la première fois en 2011, le recensement s'est effectué d'après une législation et une méthodologie commune imposée par l'Union européenne. L'étude se divise en trois catégories : les cartes de population, des foyers et des logements.

Commençons par l'analyse des habitants. Comme dans de nombreux pays, la population se concentre sur les côtes, ici méditerranéenne et atlantique. Madrid apparaît alors comme un bastion isolé en plein milieu des terres. L'Espagne s'étend sur un peu plus de 500 000 km2 avec une densité moyenne de 92 habitants au km2. On y retrouve 63 527 zones géographiques de 1km2 possédant au moins un habitant. Les 10 zones qui possèdent la plus grande densité de population se situent à Barcelone ou dans les villes limitrophes comme L'Hospitalet de Llobregat, Badalona ou Santa Coloma de Gramenet. La pole position se trouve entre la capitale catalane et l'Hospitalet de Llobregat pour 52 845 habitants sur un km2.

Une population côtière
L'étude fait un point également sur la population étrangère possédant une résidence permanente sur le territoire espagnol. Au nombre de 5 252 387, ces derniers représentent 11,26% de la population totale et 75,4% sont arrivés après 2001. On retrouve, en majorité, des Marocains (plus de 750 000), des Roumains (moins de 750 000) et loin derrière des Equatoriens (près de 350 000). La concentration la plus élevée se trouve sur la côte sud-est, de la province d'Alicante jusqu'à Gibraltar, ainsi que sur les deux archipels. Les trois provinces les plus concernées sont Alicante, Murcie et Las Palmas. L'INE a également relevé l'âge moyen des étrangers habitant en Espagne. Les plus vieux sont les Britanniques (52 ans) et les plus jeunes les Marocains (28 ans). Les résidents français ont quant à eux un âge moyen qui s'élève à un peu moins de 40 ans.

Mais où est Tanguy ?
Dans les cartes représentant sur la population, on retrouve également une illustration des 25-34 ans vivant encore chez leurs parents. Cette tranche d'âge représente près de 7 millions d'individus, 36,4% vivent avec leurs parents. Avec tout le quart nord-ouest du pays, la Galice est la région qui est la plus concernée par le phénomène. Mis à part les grandes villes, la Galice ressort également comme la région où les habitants sont les plus sédentaires, la majorité d'entre eux vivant dans la commune où il ont grandi.

Les foyers
Après avoir analysé plusieurs autres aspects de la population, comme son âge, son niveau d'étude ou son temps de trajet entre domicile et lieu de travail, la deuxième partie de l'étude s'intéresse aux foyers en Espagne. En 2011, il y avait en moyenne 2,58 personnes par foyer. Intéressant de noter la forte baisse de ce chiffre dans les 40 dernières années : il s'élevait à presque 4 dans les années 70. On peut remarquer que cette moyenne est plus basse au centre des grandes villes et plus élevée dans les villes banlieusardes. Sur les 18 083 693 foyers recensés en 2011, 8,8 millions ne possèdent qu'une génération, 8,7 millions rassemblent 2 générations, et 576 458 réunissent trois générations. Tout comme précédemment, il y a plus de générations aux alentours des grandes métropoles qu'en leur centre.

L'analyse des logements après la bulle immobilière espagnole
Pour finir cette étude, l'INE s'est focalisé sur le visage de l'immobilier espagnol. Dans la monarchie parlementaire de Felipe VI, 13, 7% des logements sont vides. Par vides, l'INE entend "tout logement n'étant utilisé par personne, comme logement principal, comme logement saisonnier ou comme logement occasionnel". Parmi ces 3 443 365 "maisons fantômes", 32,1% ont été construites entre 1991 et 2011 et sont donc des logements récents. Les centres villes sont souvent les secteurs où l'on retrouve le plus d'habitations vacantes comparé à leurs alentours. La Galice est une nouvelle fois une exception, car on remarque que la région est très touchée par le phénomène, en particulier la province d'Orense. Les habitats hypothéqués sont également mis en relief, un statut qui représente 32,9% des domiciles espagnols, soit près d'un tiers. Cette fois-ci, ce sont les communes en périphérie des grandes villes qui sont le plus concernées, à l'inverse du noyau urbain.
Retrouvez l'étu de dans son intégralité ici

Jules BESSE (www.lepetitjournal.com - Barcelone) Jeudi 22 Janvier 2015
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Publié le 21 janvier 2015, mis à jour le 21 janvier 2015
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