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« Hoppers » : un nouveau Pixar bien de son temps

Le nouveau Pixar, « Hoppers », en salles aux États-Unis et en France ce vendredi 6 mars, est un film d’animation de son temps qui parle d’écologie, de la nature, de robotique et de pouvoir. C’est énergique et drôle, mais ça manque de personnages mémorables.

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"Hoppers", le dernier film des studios Pixar, sort en salles ce vendredi 6 mars en France et aux Etats-Unis. © DR
Écrit par Déborah Laurent
Publié le 7 mars 2026

 

Le nouveau Pixar est au cinéma, on l’a vu, on vous raconte. C’est l’histoire de Mabel, une adolescente de 19 ans en colère. Elle a grandi avec sa grand-mère qui lui a appris à se calmer en écoutant et observant la nature. Mais sa grand-mère est morte et Mabel fulmine : le maire de la ville veut détruire la clairière qu’elle préfère et qui abrite tant de vie pour faire passer une autoroute. Le bruit, l’agitation humaine, les travaux ont déjà fait fuir les animaux.

Mabel, qui à 12 ans essayait de libérer tous les animaux de compagnie de son école, se sent impuissante. Jusqu’à ce qu’elle découvre que sa professeur de biologie, adepte de robotique, a mis au point une invention qui permet aux humains de prendre l’apparence de l’animal de leur choix tout en gardant leur esprit, leur voix et leurs réflexions. Mabel se transforme en castor dans l’espoir d’aider les animaux à se défendre contre le projet qui les menace. 


 

Un Pixar joliment réalisé et aux voix bien castées


 

« Hoppers » est un nouveau Pixar amusant et de son temps, joliment réalisé et aux voix parfaitement bien castées. On reconnait Jon Hahm dans le rôle du maire incompétent et insensible mais aussi Meryl Streep qui interprète un papillon monarque craint et respecté lors du Conseil des Animaux. C’est Miranda Priestly, l’effrayante rédactrice en chef du Diable s’habille en Prada, mais en version animalière. 

 

 

Il y a des moments très drôles, comme celui où le Roi George, un castor qui se prend immédiatement d’affection pour Mabel, lui explique le cycle de la vie en lui faisant le tour du propriétaire. Il lui apprend que les animaux sont tous copains mais que l’amitié s’arrête quand on a faim et que la chaîne alimentaire se met en action. On a beau le savoir, voir des animaux en train de papoter, juste avant de se dévorer, c’est hilarant.

 

Un film d’animation énergique, qui manque de personnages mémorables

 

« Hoppers » est un film plein d’énergie qui manque parfois de cohérence et qui n’a, malheureusement, pas de personnage aussi mémorable qu’un Némo ou une Dory. Mais nos regrets sont rapidement oubliés parce qu’on a tout simplement pas le temps de s’y attarder : l’action n’en finit pas. Le Conseil des Animaux, réuni pour mettre au point une stratégie afin de chasser les hommes et leur autoroute, vire au cauchemar, à cause d’un meurtre involontaire et de l’ego surdimensionné des chefs. Mabel et George se retrouvent à devoir sauver leur ennemi de ceux qu’ils croyaient être de leur côté. 

Ce film d’animation apprend aux enfants à respecter la nature, à militer pour ce qui leur semble juste et à se méfier du pouvoir imposé. Une fois que le bruit s’arrête à l’écran et que le calme revient, il nous invite à regarder autour de nous pour admirer les merveilles de la nature. Il n’y a que là, en respirant profondément et en ouvrant grand les yeux, qu’on peut trouver la paix. Comme dirait la grand-mère de Mabel : « C’est difficile d'être en colère quand on a le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand. » Au vu de l’actualité bousculée, « Hoppers » tombe à point nommé.

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