Édition internationale

ENTRETIEN – Cécile présente Gracelands, café pour les parents... Et les enfants!

Écrit par Lepetitjournal Londres
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Cécile Stylianou est une jeune Française d'à peine trente ans. Il y a deux ans, elle a repris avec son mari londonien le café Gracelands, véritable lieu de vie dans le quartier de Kensal Rise. Au milieu des rires d'enfants et devant un thé au lait fumant, elle décrit cet endroit familial et convivial et raconte au petitjournal.com de Londres son expérience

[crédits photos: Justine Martin]

A quelques minutes à pied de la station de métro Kensal Rise, dans le nord ouest de Londres, au beau milieu des petites maisons enneigées et des ruelles verglacées, le café de Cécile et Nick constitue un refuge chaleureux et agréable. Les grandes tables de bois, le coin pour enfants où s'empilent les jouets, les odeurs de bons petits plats frais; tout dans cette grande pièce claire se prête à la tranquillité pour les parents et à la liberté pour les enfants. Le couple de jeunes trentenaires a repris depuis peu Gracelands pour en faire un lieu accueillant et familiale qui ne désemplit pas de poussettes. Il est relié à une petite boutique qui fourmille de jolies choses et à un centre d'activités pour les mamans et les enfants.

Lepetitjournal.com/Londres : Quelle est la clientèle de Gracelands?
Cécile :
Notre clientèle, ce sont surtout des gens qui habitent dans le coin, on a beaucoup d'habitués. Je pense que ce qui rend le lieu un peu exceptionnel, c'est notre coin pour les enfants que les mamans apprécient beaucoup. Le café est très spacieux: on a la place pour les poussettes et les mamans sont les bienvenues.

Quels sont les différentes activités qu'on peut trouver à Gracelands?
Gracelands est uniquement le café. La boutique à côté (voir photo de droite) est indépendante de nous, mais cela crée une espèce de pôle d'attraction. Il y a aussi Gracelands'yard, qui fait des traitements de massage, de réflexologie, d'homéopathie, d'acupuncture, etc... Il y a également des classes  telles que mini Picasso pour les enfants, des séances de travail de prévention d'insomnie, des cours d'Espagnol, de musique, sing and sign. C'est indépendant mais on travaille ensemble car les clients passent ici avant ou après.

La liberté que les enfants trouvent ici est très particulière à ce café. Comment cela fonctionne t-il?
Il y a beaucoup de mamans et d'enfants dans le quartier. C'est le seul endroit où elles peuvent venir, où les enfants peuvent faire du bruit sans que ce soit stressant. On a pas mal de jouets qu'on essaie de renouveler assez souvent.

Beaucoup de gens se montrent généreux et nous en donnent des sacs entiers très régulièrement. Cela crée une atmosphère détendue et familiale. La salle est conviviale et les enfants contribuent à cette bonne ambiance. On n'a pas envie de faire un café prétentieux avec des gens guindés. C'est parfois un peu le bazar. Mais il y a de l'animation et c'est vivant!

Quelle est le type de cuisine que vous servez?
Nick, mon mari, a une grance passion pour la cuisine donc on est aussi connus pour ça. Tout est préparé sur place le matin. Rien n'est surgelé, sauf les frites! Nick est vraiment passionné donc il change son menu régulièrement selon les saisons. Là c'est le début de l'hiver donc on peut déguster des sausage and mash, des chicken pie. Ce n'est pas uniquement de la cuisine anglaise, il cuisine aussi thaï, indien, grecque; selon ses envies. C'est une cuisine cosmopolite! Ce qui attire les gens, c'est que les plats principaux sont ce qu'on pourrait trouver dans un gastro pub mais de bonne qualité et un peu moins cher et il y a des salades fraîches pour les mamans. Le weekend, les gens viennent surtout pour l'English breakfast.

Quelle est l'ambiance du café? Et du quartier?
Le weekend, des familles viennent au complet pour un petit déjeuner, les enfants jouent, les filles vont voir la boutique, cela circule beaucoup et c'est très vivant. En semaine, après l'école, les parents vont déposer les enfants au cours de piano et viennent boire un café en les attendant. C'est un vrai lieu de vie dans un quartier très rési

dentiel qui commence à se développer. Kensal Rise voit l'apparition de nombreux magasins, qui attirent de plus en plus de monde. Les lieux ont beaucoup changé, aujourd'hui nos habitués sont plus des gens qui travaillent dans les médias mais cela reste très familiale, il y a un parc tout près.

Quelle a été la genèse du projet?
Je suis arrivée à Londres il y a six ans, j'ai commencé comme prof de Français. Mon mari était photographe mais a toujours été passionné de cuisine. Il a commencé comme assistant du chef, sans expérience professionnelle, puis il a pris les rênes après le départ du chef il y a deux ans. Le travail de cuisine est dur mais celle-ci est ouverte sur la salle donc il voit ce qu'il s'y passe, il fait partie du café, il parle aux clients. Un jour, le propriétaire a voulu vendre donc on a décidé de reprendre l'affaire. Nick est né dans le quartier, il se sent chez lui et connaît tout le monde, il s'est beaucoup investi et aime beaucoup l'endroit. La cuisine c'est son domaine et moi je suis responsable du reste, des comptes, du staff. J'apprends le métier de manager mais c'est tellement sympa car il y a des habitués contents qui nous soutiennent. On s'est souvent dit que ce serait notre rêve d'avoir un café. J'adore cet endroit, je venais souvent. C'est ce genre de lieu qu'on aurait aimé avoir. L'esprit et l'ambiance nous correspondent bien. Ce fut très simple, beaucoup plus que ça ne l'aurait été en France.

Quel futur voyez-vous pour Gracelands?
C'était un rêve depuis longtemps de toute façon, c'est un début. Je ne sais pas ce qui se passera dans dix ans. Pour le futur, on aimerait commencer une fois par mois un " supper club ". On ouvre le soir uniquement pour des réservations, par exemple six copains qui veulent dîner ensemble et on sert les plats sur les tables. Cela peut être de l'épaule d'agneau et du gratin dauphinois, comme à la maison mais on n'a pas à faire la cuisine. Le soir, c'est très chaud et convivial, ça a vraiment une âme. Puis, peut-être dans un an ou deux, développer un petit coin de produits français, gâteau, vin.. L'année prochaine, on aimerait bien aussi faire du vraiment bon café, ce qui n'est pas facile à trouver dans le coin, comme des latté et cappuccino.

Propos recueillis par Justine Martin ( www.lepetitjournal.com/londres) lundi 6 décembre 2010

Plus d'infos:
adresse: 118 College Road, Kensal Rise, London NW10 5HD
tel: 020 8964 9161

site internet de Gracelands avec ce lien

lepetitjournal.com londres
Publié le 6 décembre 2010, mis à jour le 14 novembre 2012
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