À l’approche des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste candidates au Royaume-Uni. Avec dix listes en lice, les Français établis outre-Manche auront un large choix. Anne Vigouroux conduit la liste : "Un monde de Projets". Elle nous présente les points clés de son programme.


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
“Vavavoom.” C’est souvent le mot qui revient quand on parle de moi. J’aime faire avancer les choses, et toujours en équipe. Installée au Royaume-Uni depuis de nombreuses années, je me suis engagée tout de suite dans le tissu associatif franco-britannique : Jeune Chambre de Commerce, Union des Français de l’Étranger, Notre-Dame de France, réseaux d’alumni… Autant d’expériences qui nourrissent mon engagement aujourd’hui.
Je suis aussi fidèle en amitié comme en engagement : je connais Olivier Cadic depuis près de 30 ans. Nous appartenons à cette “génération Eurostar”, portée par une Europe fluide. Je l’ai toujours accompagné dans ses combats pour les entrepreneurs français et dans ses campagnes électorales. Enfin, je suis engagée pour la santé mentale. En parallèle de mon métier de Global Head of Marketing, j’accompagne en hypnothérapie et EMDR celles et ceux qui veulent avancer. C’est une conviction profonde.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l'étranger ?
C’est un rôle de terrain, utile et profondément humain. Au quotidien, il s’agit d’agir : soutenir les associations, aider les familles, répondre aux situations individuelles. Un Monde de Projets, c’est aussi porter des projets structurants, comme la simplification des démarches administratives, le développement de la scolarité en français; le soutien à nos entrepreneurs et l’écoute des attentes de nos jeunes. Ce sont les progrès tangibles qui nous distinguent, et cela fait 20 ans que nous les délivrons.
Il suffit de regarder le travail formidable de nos conseillers sortants, Amélie Mallet et Nicolas Hatton, notamment sur les droits post-Brexit comme l’obtention gratuite du Settled Status ou le Plan École, qui a permis de créer 2 500 places à Londres et de multiplier le nombre des petites écoles FLAM.

Comment avez-vous constitué votre liste ?
J’ai été extrêmement touchée quand Nicolas Hatton et Amélie Mallet m’ont proposé de prendre le relais de notre liste. Je ne fonctionne pas à la reconnaissance sociale, mais à la reconnaissance humaine, et cette marque de confiance, après toutes ces années passées à travailler ensemble, voulait beaucoup dire pour moi. Nous sommes dès lors partis des priorités exprimées lors de notre grand sondage de janvier auprès des Français du Royaume-Uni : droits post-Brexit, mobilité, éducation, entrepreneuriat et avenir des jeunes.
À partir de là, nous avons construit une équipe solide, pérenne, engagée et tournée vers l’action avec des profils experts sur chaque enjeu clé, et une nouvelle génération déjà prête à prendre le relais. Au final : une équipe à l’image de notre communauté, diverse, répartie sur tout le territoire, et résolument tournée vers l’avenir.
Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Parce que ce droit est rare et précieux. La France permet à ses citoyens à l’étranger d’être représentés localement et nationalement. C’est une force. Voter, c’est faire entendre sa voix, ici comme en France. Et à l’étranger, dans un monde volatile, chaque voix pèse encore plus.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Deux préoccupations majeures ressortent : les droits post-Brexit avec la complexité administrative qui en résulte et qui affecte les individus comme les entreprises. L’accès à l’enseignement du français et en français et , proche et abordable, reste également un enjeu clé. Et puis, les générations plus jeunes se sentent un peu perdues dans un monde incertain. Il faut donc les écouter et les épauler. Cette bataille pour un futur humain et progressiste est particulièrement chère à nos yeux.
Le sentiment d’incertitude s’est accentué ces dernières années. Des progrès ont été réalisés, mais ils doivent être amplifiés. Notre priorité est donc claire : simplifier, sécuriser et mieux accompagner.
Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme pour ces élections ?
Notre programme repose sur quatre priorités concrètes :
Droits et mobilité
Mieux informer et accompagner les parcours de vie entre la France et le Royaume-Uni (santé, retraite, fiscalité…), tout en soutenant des projets structurants comme la liaison ferroviaire via Ashford.
Éducation
Poursuivre notre engagement historique pour l’enseignement français et du français, tout en répondant aux nouveaux défis : accessibilité, coûts, recrutement. Recréer une dynamique collective entre les parents et les établissements est essentiel.
Entrepreneuriat
Créer des passerelles entre réseaux, faciliter l’accès aux talents, et soutenir la croissance des entrepreneurs français notamment par l’optimisation des merveilleuses structures existantes à disposition ainsi que la mise en place de connexions et d’ateliers de travail sur la croissance.
Générations futures
Préparer l’avenir : orientation, écologie, santé mentale. Mieux écouter les jeunes pour leur donner les moyens et les opportunités de réussir dans un monde international. Le retour d’Erasmus est un bon départ… il faut pousser pour faire bien plus.
Notre ligne directrice est simple : mener en équipe des projets transformateurs pour les Français, de manière concrète, avec bienveillance et une bonne dose de vavavoom.

































