Édition internationale

Donald Trump en visite diplomatique sous haute protection au Royaume-Uni

Donald Trump est arrivé mardi 16 septembre au Royaume-Uni pour une visite d’État placée sous une sécurité exceptionnelle, la plus importante depuis le couronnement de Charles III. Son séjour, en plus de susciter de vives protestations, a pour but d’affiner l’accord commercial conclu avec Londres en mai dernier.

Pour son séjour, Donald Trump sera confiné sous haute protection dans l’enceinte du château de Windsor.Pour son séjour, Donald Trump sera confiné sous haute protection dans l’enceinte du château de Windsor.
Écrit par Perle Liardet
Publié le 17 septembre 2025

Une arrivée sous haute sécurité pour un séjour millimétré 

L’Air Force One de Donald Trump s’est posé vers 21h, heure locale, à l’aéroport de Londres-Stansted. Le président américain a ensuite rejoint en hélicoptère la résidence de l’ambassadeur des États-Unis, où il a passé sa première nuit. Pour le reste de son séjour, il sera confiné sous haute protection dans l’enceinte du château de Windsor. À onze kilomètres de la capitale, il souhaite limiter tout contact direct avec le public.

Il rencontrera le roi Charles III à Windsor ce mercredi, avant de se rendre jeudi à Chequers, la résidence de campagne du Premier ministre travailliste Keir Starmer. Ce rendez-vous doit permettre d’”affiner l’accord commercial” conclu en mai dernier et d’aborder des dossiers de politique internationale. 

Cette visite s’inscrit dans la continuité d’une invitation remise en février 2025 par Keir Starmer à la Maison Blanche, au nom du souverain britannique, alors que les deux dirigeants discutaient d’un éventuel accord de paix pour l’Ukraine.

 

De vives réactions face à l’arrivée de Trump

 

Le déplacement de Donald Trump est très loin de faire l’unanimité. Ses détracteurs ont projeté sur les murs du château de Windsor des images de Trump aux côtés du criminel sexuel Jeffrey Epstein. De plus, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés dans la ville, tandis que des milliers d’autres, notamment la coalition “Trump Not Welcome”, prévoient de descendre dans les rues de Londres ce mercredi 17 septembre. 

 

Une relation particulière avec la monarchie

 

Alors que Trump qualifie le roi Charles III d’”ami de longue date” ou encore de “gentleman”, la réalité des relations entre le président américain et la famille royale est plus complexe. Nous nous souvenons notamment de sa rencontre en 2019 avec la reine Elizabeth à Buckingham Palace marquée par de nombreuses violations du protocole royal. 

Pour autant, cette affinité affichée avec la monarchie pourrait jouer en faveur de Londres. « Trump adore la monarchie et la famille royale. C’est un atout diplomatique potentiel pour le gouvernement britannique », analyse Anna Whitelock, professeure d’histoire de la monarchie moderne à l’université de Londres, interrogée par la BBC.

Notons enfin la dimension exceptionnelle que revêt ce séjour : depuis l’accession au trône d’Elizabeth II en 1952, seuls George W. Bush et Barack Obama avaient bénéficié d’une visite d’État complète au Royaume-Uni.

 

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