Dimanche 19 septembre 2021

EXFAN DES 80S' - Que sont devenues toutes nos idoles ?

Par Lepetitjournal Londres | Publié le 26/07/2011 à 00:00 | Mis à jour le 14/11/2012 à 13:33

(BEST OF DE L'ETE) On a tous eu, un jour ou l'autre, au détour d'un refrain entendu à une soirée d'anciens du lycée ou dans un magasin : "Ah oui, je me souviens de ce groupe. Mais que sont-ils devenus ?" Y a-t-il une vie après la célébrité ? Qu'est-il arrivé aux icônes de la pop et du rock britannique des années 80 ? Des supers nanas de Bananarama aux joyeux Housemartins, en passant par l'envoûtante Kim Wilde ou encore The La's dont le chanteur est retombé dans l'anonymat des rues de Liverpool. Voyage à la recherche de nos idoles perdues

Relax...

Relax, don't do it,when you want to come. On connaît la chanson et le refrain a marqué plus d'une génération. Si on avait su en voyant Frankie Goes to Hollywood chanter Relax à Champs-Elysées de quoi il retournait ? un acte sexuel homo-érotique - on aurait peut-être mis moins d'ardeur à chanter à tue-tête le tube de ce groupe gay de Liverpool ... FGTH a fait la pluie et le beau temps du hit parade britannique entre 1983 et 1986, enchaînant tubes, 45 tours censurés et vidéos provocatrices. Mais l'homme à la tête du groupe, Holly Johnson, malgré un nom prédestiné, n'est jamais allé à Hollywood. Début 1987, après de multiples disputes entre les membres du groupe, une ultime altercation backstage au stade de Wembley met fin au petit monde de Frankie. Holly s'en va solo, poursuivant bon an mal an une carrière musicale qui ne lui rapportera jamais la même gloire que celle du bon vieux temps de FGTH. Depuis 1992, il consacre d'ailleurs la plupart de son temps à la peinture et au pop-art et à la lutte contre le sida dont il est atteint. Quant aux autres membres du groupe, ils ont bien tenté un come back dans les années 2000 sous le nom de Forbidden Hollywood, mélangeant anciens tubes et nouveau répertoire mais à eux aussi Hollywood s'est révélé une cité interdite et ils sont vite retombés aux oubliettes.

Les nuits sans Kim Wilde

Il n'y a pas que Frankie qui rêve d'Amérique. En 1981, une jeune Londonienne, Kim Wilde, pulvérise les records de vente de 45 tours avec son Kids in America. Kim Wilde est un sex-symbol, elle a tout pour elle : la beauté, la voix, le talent et c'est une enfant de la balle. Ses parents sont d'anciens rockers, son père et son frère écrivent et produisent ses chansons. L'entreprise familiale met le paquet sur cette enfant prodige dont la carrière en dents de scie inspirera de nombreux artistes... On a tous en tête la fameuse chanson de Laurent Voulzy Les nuits sans Kim Wilde sur laquelle la belle ingénue daigne même poser sa voix suave et sexy. En 1986, sa reprise You Keep me hanging on des Supremes la propulse de nouveau au firmament de Top of the Pops et elle conquiert de nouveau des milliers de c?urs. Puis Kim se marie, est enceinte de son premier enfant et décide de développer sa deuxième passion : le jardinage. De programmes télés en publicités pour des marques de jardinage, elle devient la jardinière la plus sexy du Royaume-Uni, sans pour autant abandonner sa carrière de chanteuse.

De sacrées nanas

Plus déjantées avec leurs looks glam-rocks, les trois nanas des Bananarama ont rythmé nos étés, cruels ou pas, et les booms de notre adolescence. Alors que le nom de Frankie Goes to Hollywood venait d'un gros titre de journal qui faisait référence à Frank Sinatra qui, lui allait à Hollywood, Bananarama est un mélange de The Banana Splits, une émission de télé pour les enfants, et de Pyjamarama, le titre d'une chanson de Roxy Music.
Banarama, ce sont deux copines d'école primaire, Keren Woodward et Sarah Dallin, puis une copine rencontrée plus tard à la fac, Siobban Fahey. Les deux premières ne se sont jamais séparées et continuent à tourner ensemble car la saga Bananarama n'est pas terminée. Il y a encore 5 ans, nos deux amies d'enfance sortaient leur énième tube : Move in My Direction. Siobban quitte le trio en 1988 pour créer le groupe Shakespeare Sister et se marier avec Dave Stewart d'Eurythmics. Nos supers nanas sont aussi des mères de famille. Keren vit tranquillement en Cornouailles avec ses trois enfants et son conjoint qui n'est autre qu'Andrew Ridgely, ancien Wham!

Happy Housemartins

Aux antipodes des Cornouailles et de ses plages paradisiaques, dans une ville industrielle du nord-est de l'Angleterre, naissait en 1983 un groupe de quatre jolis garçons aux cheveux courts et pas dans le vent. Leur nom : The Housemartins (les hirondelles). Nos oiseaux apportaient le temps de deux albums enjoués un souffle frais et léger au rock britannique et à la new wave de Cure ou de Joy Division qui donnait des envies de suicide. Nos hirondelles ne parlaient ni de cimetières, ni de mal-être mais de ?happy hours? et de ?fun fun fun?, de fermiers et de moutons... Leur carrière aurait pu passer inaperçue, mais de leur passage éclair dans le paysage pop-rock anglais naissait une légende : Fatboy Slim. Et oui, le beau jeune homme au petit pull en V, originaire de Hull, qui jouait de la basse dans les Housemartins n'est autre que Norman Cook, le DJ le plus connu au monde. Quant au chanteur des hirondelles, Paul Heaton, on peut aussi lui tirer son chapeau. Il est devenu le chanteur de The Beautiful South.

Poussière d'ange

The La's, eux, n'ont pas connu le même destin que nos belles hirondelles. Ceci-dit, il est certainement plus difficile de percer à Liverpool, la ville dont ils sont originaires, qu'à Hull. Et puis, il y a l'ombre d'un tube dont les garçons n'ont jamais réussi à se débarrasser. Le fameux ?There She Goes?, une chanson pop parfaite, lancinante et dont la mélodie s'empare de votre tête et ne vous lâche sous aucun prétexte. C'était en 1988 et personne n'a oublié cette chanson. The La's ont du potentiel et plusieurs producteurs s'acharnent, les uns après les autres, les faisant même travailler avec Simple Minds et U2, pour que les garçons sortent leur premier album. Il finit par sortir deux ans plus tard. Mais le chanteur, Lee Mavers, n'est toujours pas satisfait du son. Ultra-perfectionniste, la légende raconte que Lee Mavers avait commandé une table de mixage des années 60 pour mixer l'album. Puis il n'a pas voulu s'en servir prétextant que sans la poussière de l'époque sur la table de mixage, le son ne serait pas le bon... Fatigué par les dérives obsessionnelles de son acolyte, le bassiste John Power quitte le groupe pour former Cast, qui tourne toujours avec un certain succès. A Liverpool, certaines rumeurs disent que Lee Mavers aurait des projets de collaboration avec les Babyshambles et Pete Doherty. D'autres disent qu'on le  voie régulièrement traîner dans les rues de Liverpool, peut-être à la recherche d'une certaine poussière qui pourrait lui apporter ce fameux son qu'il attend toujours.

Elisabeth Blanchet (www.lepetitjournal.com/londres) jeudi 17 février 2011

Lire aussi: LLOYD COLE - Le retour folk d'une idole des années 80

 

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