Édition internationale

CONCERT- Sophie Delila, de la soul française au Bistrot ce soir

Écrit par Lepetitjournal Londres
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Révélée au grand public par la sortie de son album Hooked fin 2008, Sophie Delila trace tranquillement sa route entre soul et groove. Installée à Londres depuis quatre ans, elle donne ce soir un concert accoustique gratuit à l'Institut français
Sophie Delila est en concert ce soir à l'Institut français (photo Freak'n see music)
Sa musique sonne américaine, ses origines sont françaises mais c'est la scène londonienne qu'elle a choisi de conquérir. Depuis maintenant quatre ans et du haut de ses 28 printemps, Sophie Delila a pris ses marques dans la capitale britannique. A la fin du lycée, elle quitte Paris pour les Etats-Unis, où elle rejoint le prestigieux Berklee college of music de Boston. Elle y apprend la musique en anglais et explore la richesse de la soul dans les clubs new-yorkais. Mais en 2005, l'envie lui prend de rentrer en Europe. Londres s'impose comme une passerelle entre ses racines et l'univers anglo-saxon. "La scène londonienne est très dynamique et diversifiée, avec plein de groupes indépendants, de producteurs et donc un potentiel inouï", explique t-elle.
Ses influences? "Beaucoup de Steevie Wonder, les artistes de la Motown, plein de soul mais aussi le funk de Kool &the Gang, les mélodies des Kinks et des Beatles". Sa madeleine de Proust à elle, c'est la photo de Marvin Gaye accrochée dans le salon de ses parents musiciens. Un jour, il vient même dîner chez eux pour écouter les compositions de son père. "Il a été un modèle, je me suis toujours sentie très proche de lui, commente t-elle. De son chant, de son écriture, mais aussi de son style et de sa nonchalance."
Après un disque auto-produit en 2005, Sophie Delila a passé un cap fin 2008, avec la sortie de son album Hooked, savant mélange de soul, funk et groove. Pour ça, elle a mis à profit son réseau londonien, dont Steve Booker, le producteur par qui le tube Mercy de Duffy a conquis les charts anglais.
Un concert intimiste
En quelques mois tout s'accélère: la presse s'intéresse à son travail et Sophie Delila assurait mardi la première partie de Lionel Richie à Bercy, devant 8000 personnes. "C'était un immense privilège", reconnaît celle qui attribue le récent déclic à "un mélange d'explicable et d'inattendu": "Une partie du succès est due à la promo, au buzz sur Internet, mais il y a aussi quelque chose qu'on ne peut pas prévoir, qui fait qu'à un moment les gens ont été touchés par ma musique et en ont parlé autour d'eux."
De Nature of the crime à In the morning, les chansons d'un disque composé "instinctivement"mêlent histoires de c?ur, introspection et souvenirs d'outre-Atlantique. "J'ai besoin de parler de toutes ses émotions, je les couche sur le papier et les paroles sont parfois aussi chaotiques que la feuille sur laquelle je les griffonne", raconte Sophie Delila.
Ce soir au Bistrot couture de l'Institut français, la chanteuse laissera de côté l'énergie rock de ses musiciens pour un concert avec guitare et percussions seulement. Histoire de laisser "plus de place à la voix", dans une ambiance acoustique et intimiste.
Alexia Eychenne (londres@lepetitjournal.com) mardi 5 mai 2009

Sophie Delila au Bistrot de l'Institut français à 20h, en partenariat avec Le Petit journal de Londres
Entrée gratuite
17 Queensberry place, Londres SW7
métro: South Kensington
www.sophiedelila.com
lepetitjournal.com londres
Publié le 5 mai 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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