Édition internationale

ALAIN SOUCHON : retour sur la jeunesse londonienne du « Frenchman »

Écrit par Lepetitjournal Londres
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 27 avril 2016

 

C'est LE concert du printemps à ne pas rater. Alain Souchon et Laurent Voulzy seront sur scène à l'Eventim Apollo de Londres le 26 mai prochain. Une seule date pour deux chanteurs uniques qui bercent nos vies depuis plus de 40 ans. Un mois avant de les retrouver sous le feu des projecteurs, nous avons eu la chance de converser avec Alain Souchon qui revient sur ses souvenirs de potache londonien, mais aussi sur sa grande complicité avec son compère Laurent Voulzy.

Si Laurent Voulzy baigne dans la culture anglo-saxonne, habite de ce côté-ci de la Manche dans un petit village situé entre Brighton et Portsmouth et s'est déjà produit en concert à Londres, ce n'est pas le cas d'Alain Souchon. Depuis ses années lycée dans la capitale britannique, il n'est pas revenu souvent ici ?  Car oui, notre Alain national a étudié au lycée français Charles de Gaulle et s'est présenté au baccalauréat à Londres. A ce sujet, il se souvient d'un épisode dont il rit avec le recul : « Quelques minutes avant de commencer les épreuves de mathématiques, un ami me demande si j'ai bien ma table de trigonométrie. Evidemment non. Je pars dans la ville à 8h du matin à la recherche du précieux sésame. Une course folle. Dans un anglais approximatif, je questionne les vendeurs de plusieurs librairies qui ne comprennent rien. « Have you got a trigonometric euh ? » Je suis finalement rentré bredouille et n'ai pas eu mon bac ».

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Foule sentimentale?

A cette époque, Alain Souchon habitait dans le sud de Londres et prenait le train pour se rendre dans la capitale. Arrivé à la gare Victoria, il sautait ensuite dans le bus. Un bon souvenir pour le futur chanteur qui avait également les préoccupations des garçons de son âge. « Je m'étais acheté un blazer bleu marine pour épater les jolies filles de l'école. Un matin, à peine arrivé à la gare, un pigeon s'est lâché sur ma belle veste dont j'étais tellement fier. »

Un brin séducteur donc, Souchon est aussi un grand sentimental. Il aime à définir les chansons comme des « calendriers affectifs ». Une chanson qui passe rappelle souvent un épisode de sa vie. Des flashbacks émotifs qui nous renvoient à un lieu, une situation, ou encore une personne. « Une chanson peut nous faire basculer 15 années en arrière et faire dire à une femme : Ah oui ! J'étais amoureuse de ce type et il m'avait embrassée. Nous étions dans sa voiture et nous entendions cette chanson ». Psychisme musical que nul ne peut nier?

Brassens, les Stones et Bob Dylan

Mais que serait un artiste sans ses inspirations ? Brassens, Brel, Nougaro : Souchon admire ces grands auteurs pour leurs textes et leurs univers poétiques. Cet attrait pour les plumes françaises (même si Brel est belge?) vient se confronter au rock'n'roll anglo-saxon, à commencer par les Rolling Stones. Notre interviewé se dit avoir été « enthousiasmé » par les rockeurs britanniques, mais sans en oublier ses racines. « Cela apporte tellement de choses différentes au c?ur et au corps d'entendre les Rolling Stones et d'entendre Georges Brassens. Et pourtant ce sont des musiques et des textes qui m'ont nourri. » Puis Alain Souchon découvre Bob Dylan. Il voit son ?uvre comme la synthèse de la poésie et de la musique. 

Souchon - Voulzy : une amitié longue et florissante 

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Celui qui compte parmi les personnalités préférées des Français revient également sur sa rencontre avec Laurent Voulzy, en toute franchise. « Nous étions dans la même maison de disques, des chanteurs sans succès accrochés aux notes de musique et aux textes. Par amitié, nous avons fait une chanson ensemble et « J'ai 10 ans » a connu un incroyable succès. Allez comprendre. Cela nous a fascinés car nous pédalions dans la choucroute chacun de notre côté et nos morceaux communs cartonnaient ». Ensemble, ils écriront les tubes que l'on fredonne tous comme « J'suis bidon », « Y'a de la Rumba dans l'air » ou « Rockollection ». « Nous étions liés par quelque chose de magique qui changeait nos vies » conclut Alain Souchon.

Leur premier album à deux voix connaît la même destinée. Mais il n'a pas été facile à composer. « Il fallait trouver un terrain d'entente parce que nous avons des personnalités et des visions du monde très différentes. Il s'agissait en premier lieu de s'accorder sur les paroles, car ce sont elles qui traduisent l'âme de quelqu'un. Le consensus s'est fait autour de sujets comme la nature, les filles et l'Angleterre ».

Lors de leur prochain concert, programmé à l'Eventim Apollo de Londres le 26 mai, les deux compères reprendront évidemment les chansons emblématiques qui ont marqué plusieurs générations, tout en jouant les titres de leur album sorti fin 2014. 

Marie Coquille et Laurent Colin (www.lepetitjournal.com/londres), le 27 avril 2016

 

Pour réserver vos places : http://www.eventimapollo.com/events/detail/souchen-et-voulzy

Eventim Apollo : 45 Queen Caroline Street, W6 9QH

Photos © Philippe-Abergel

 

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Publié le 27 avril 2016, mis à jour le 27 avril 2016
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