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BLOG – Les mésaventures de deux conjoints suiveurs à New York

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 12/11/2014 à 20:00 | Mis à jour le 20/06/2018 à 12:21
conjoints suiveurs New York

Anna est chargée de communication, Julien architecte urbaniste et puis un jour, ils décident de lâcher leur vie parisienne pour suivre leur conjoint respectif dans la Big Apple ! C'est de là qu'est né le blog "jetlag and other complications", ou les boires et déboires de conjoints suiveurs à New York

C'est dit !
«Alors voilà ! Tu as fait tes valises, pris ton billet d'avion et tu es parti-e. Tu as suivi ta moitié dans ses aventures exotiques et vous vous êtes exportés. Mais quand le premier jour, il/elle est parti-e accomplir glorieusement la tâche pour laquelle vous avez traversé l'océan, tu es resté-e à la maison. Tout-e  seul-e? (lire la suite) »

Le décor est posé. Il n'y a qu'à regarder les illustrations de Julien pour visualiser dans quel état d'esprit se trouve Anna ! A mi chemin entre le désespoir et l'enthousiasme absolu !

Parce qu'Anna a raison : « C'est grisant de prendre une nouvelle direction (même celle de la poterie).  C'est chouette de regarder derrière soi et se dire : « Un an auparavant, on m'aurait dit que je serais ici (NYC) et que je ferais ça (potier-ére bodybuildé-e), je ne l'aurais pas cru un seul instant (lire la suite) ».

Un vrai ton, et beaucoup de style
On sent bien qu'Anna et Julien veulent se faire plaisir en écrivant ce blog. « C'est pour nous une sorte d'exutoire. On avait besoin de raconter notre vécu et qu'il y ait en plus un acte de création derrière » explique Anna pour qui le statut de conjoint suiveur n'a pas toujours été facile à assumer.

« Dans la tourmente d'un déménagement à l'étranger, tu perds le familier, la simplicité, l'automatisme. Quand tu suis ta moitié, tu perds aussi souvent ton sens dans la bataille. Ta carrière, ta place au sein de ta famille, de ton groupe d'amis? La page blanche. C'est excitant, effrayant et à l'occasion douloureux. Mais la situation recèle également une opportunité rare, celle de se réécrire. Lorsque l'on a fait dérailler sa vie, il n'y a plus de direction impossible: la liberté est complète, les possibles infinis (lire la suite). »

Saupoudré de pas mal de vécu dans la pratique de la langue anglaise...
« Ben ouais, va falloir s'y habituer : tant que tu feras principalement des phrases composées d'un sujet, d'un verbe et d'un complément, mieux vaut éviter de parler de politique. La pauvreté de vocabulaire et par conséquent de nuance ferait passer le plus centriste d'entre nous pour un nazi (j'ai testé pour vous sur le sujet de l'immigration en France, je me suis moi-même trouvé un air de ressemblance avec Jean-Marie Le Pen). La politique, c'est pas de ton âge ! (lire la suite) »

On y retouve même des scènes très intimes, là où le choc culturel peut surprendre :
« Dans les lieux publics (au travail, au restaurant, chez le médecin par exemple), les toilettes sont tous construits de la même manière, c'est-à-dire comme nos toilettes d'aéroport. Dans une grande pièce sont posées des cloisons qui cachent les corps du mollet au sommet du crâne. Isolation phonique inexistante. Le moindre bruit intestinal, son de sécrétion touchant l'eau traverse la pièce à la vitesse de la lumière. On apprécie donc à loisir la qualité du système digestif de son/sa voisin-ne comme la puissance de son jet.
Ajoutons que les cloisons de chaque cabine offrent un jour d'une dizaine de centimètres entre le battant de la porte et son cadre. Non seulement on s'entend, mais on se voit.
Les Américains semblent pourtant s'y sentir tout à fait l'aise. Il n'est pas rare de trouver quelqu'un au téléphone, affairé sur le trône, discutant au téléphone avec Maman ou un collègue. Des chasses sont tirées, des braguettes fermées, des besoins naturels satisfaits pendant que Madame/Monsieur règle les affaires courantes de son département. Etrange. (lire la suite) »

Bonne lecture !

Claire Largillière (www.lepetitjournal.com) jeudi 13 novembre 2014

Blog : http://jetlagandothercomplications.com/

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