

Pour Jean-Michel Hauter, fondateur et directeur de l'agence immobilière francophone Domaines NZ, quitter la France fut une nécessité. Plus, une question de survie, et la liberté, pour Jean-Michel, c'est ne plus sentir les hiérarchies logées dans les grandes firmes multinationales et les conventions sociales omniprésentes dans la société française.
Après vingt années passées à grimper les échelons dans une grande firme multinationale, il souhaitait changer d'air. "J'ai juste passé l'âge; j'avais ce besoin d'entreprendre."
Entretien avec un expatrié intégré devenu néo-zélandais, au parcours atypique.
Lepetitjournal.com/Auckland - Quel était votre parcours avant la Nouvelle-Zélande ?
Jean-Michel Hauter - Avant la Nouvelle-Zélande, j'étais employé d'une multinationale pendant vingt ans, IBM. J'y ai travaillé comme ingénieur d'affaires, chef de département, dans le commerce et la vente. Lorsque j'ai commencé à y travailler, c'était une entreprise de 400.000 employés alors que ce n'était pas véritablement ma vocation. Je l'ai fait parce que, après mes études, je ne voulais plus vivre en province. Dans ma famille, nous sommes tous des voyageurs; j'avais à ce moment-là (après ses études) déjà fait des voyages et je m'ennuyais un peu en Alsace. A 17 ans, j'étais parti au Canada. Mon père voulait que je reprenne l'entreprise familiale mais moi, je souhaitais avoir mon autonomie. De 29 ans à 47 ans, j'ai travaillé chez IBM. A un moment donné, nous avons décidé avec ma femme de tenter l'aventure à l'étranger parce que nous avons senti un malaise en Europe. En plus, nous venions de fonder une famille. Il fallait repartir de zéro. Nous avons monté un dossier d'immigration pour l'Australie et Sydney, mais au moment de déposer le dossier, la loi a changé en Australie et elle ne permettait plus aux plus de 45 ans d'immigrer. Comme j'en avais 44 et dix mois, je n'avais aucune chance. J'ai donc par la suite convaincu ma femme que nous pouvions très bien partir en Nouvelle-Zélande. C'est ce que nous avons fait. Il n'y avait pas de barrière d'âge. Après avoir obtenu le visa en mai 2002, nous sommes arrivés en décembre avec quatre valises, et deux enfants en bas âge.
Nous nous sommes installés à Titirangi. Après Suresnes et Neuilly, nous appréciions le "bush", et l'espace qu'il nous offrait.
Finalement, vous avez toujours eu une âme d'expatrié. Ressentiez-vous une pression sociale en France ?
Dans mon esprit, j'aime la liberté. Je trouvais qu'il y a dix ans, notre liberté, on commençait déjà à la perdre. Surtout économiquement, au niveau des impôts; la pression fiscale en France est abominable pour un entrepreneur. Lorsque l'on... Lire la suite sur notre édition d'Auckland




































