

Le péronisme est une donnée aussi omniprésente que mystérieuse dans la vie politique argentine. Surtout pour les observateurs étrangers? Parfaitement bilingue et binational, Jean-Louis Buchet, le correspondant de Radio France Internationale (RFI), La Tribune et France Culture à Buenos Aires, décrypte pour nous cet "objet politique non identifié"
Lepetitjournal.com - Pour les Français, le péronisme, c'est comme un objet politique non identifié?
Jean-Louis Buchet - C'est vrai: les étrangers ?et parfois, les Argentins eux-mêmes? ont du mal à l'appréhender. On peut rapprocher le péronisme du nassérisme ou du gaullisme: c'est une forme de nationalisme. D'ailleurs, c'est un mouvement qui naît à la même époque, après la Seconde guerre mondiale.
C'est-à-dire, après le fascisme?
Le péronisme est parfois assimilé au fascisme ?abusivement. Certes, Perón a été attaché militaire à Rome sous le fascisme; certes, il surgit au sein d'un gouvernement où il y avait aussi des officiers fascisants. Mais cela ne suffit pas! Même s'il était autoritaire, Perón n'a jamais remis en cause les institutions républicaines, les bases de l'État argentin. C'est une différence essentielle avec les méthodes fascistes... Lire la suite sur l'édition de Buenos Aires




































