Le classement QS 2026 vient d’être publié. Plusieurs universités turques y apparaissent. Au-delà des positions, cette présence interroge la place que l’enseignement supérieur turc occupe aujourd’hui à l’échelle internationale.


Des universités turques dans le classement QS 2026
Le classement QS 2026 vient de paraître. Dans ses listes figurent plusieurs universités turques.
Ces classements sont devenus des points de repère pour les étudiants qui envisagent une mobilité, les familles installées à l’étranger et les employeurs. Ils ne résument cependant ni la qualité d’un campus ni l’expérience étudiante. Ils donnent un indicateur de la reconnaissance académique, de la recherche produite et de la visibilité auprès des employeurs.
Dans cette édition, des établissements comme l’Istanbul Technical University, la Middle East Technical University, Koç University ou Boğaziçi University apparaissent dans des zones du classement où la concurrence est internationale. Leurs positions diffèrent selon les critères, mais leur présence situe la Turquie dans les grands circuits académiques mondiaux. Un ancrage pour comprendre comment l’enseignement supérieur turc est perçu au-delà de ses frontières.
Que mesure exactement le classement QS ?
Le classement QS ne se contente pas de lister les universités. Il repose sur plusieurs indicateurs destinés à mesurer la visibilité et le rayonnement académique des établissements.
Parmi les critères pris en compte figurent la réputation académique, évaluée à partir d’enquêtes auprès d’universitaires, la perception des employeurs, le volume et l’impact des publications scientifiques, ainsi que le degré d’internationalisation des campus. Autrement dit, le classement s’intéresse autant à la recherche qu’à la reconnaissance d’un diplôme sur le marché du travail.
Ces indicateurs donnent une lecture utile, mais partielle. Ils valorisent les universités visibles à l’échelle internationale, publiant en anglais et intégrées dans des réseaux de recherche globaux. Ils disent moins des conditions d’étude, de l’encadrement pédagogique ou de l’expérience vécue sur un campus.
QS mesure donc une forme de présence dans le paysage universitaire mondial, mais pas la qualité de vie étudiante.
Quelles universités turques apparaissent dans le QS 2026 ?
Le classement QS 2026 inclut plusieurs établissements turcs, présents à la fois dans l’édition mondiale et dans le classement régional Europe. Leurs positions varient selon les indicateurs et les domaines, mais certains noms reviennent régulièrement.
L’Istanbul Technical University (ITU) figure parmi les universités turques les plus visibles, notamment dans les disciplines scientifiques et techniques. La Middle East Technical University (METU), basée à Ankara, apparaît elle aussi dans des zones du classement où la concurrence est internationale, avec un profil marqué en ingénierie et en sciences fondamentales.
Du côté des établissements privés, Koç University se distingue par son positionnement dans la recherche et les sciences sociales comme dans certaines disciplines scientifiques, tandis que Boğaziçi University, à Istanbul, reste un repère académique reconnu, notamment dans les sciences humaines, sociales et les domaines liés à l’ingénierie.
Ces universités ne se situent pas dans les tout premiers rangs mondiaux, dominés par des institutions comme le Massachusetts Institute of Technology (MIT) ou l’Université d’Oxford, mais elles évoluent dans des tranches où la compétition est globale. Leur présence signale une insertion durable de certains établissements turcs dans les réseaux académiques internationaux.
Où se situent les universités turques dans le classement ?
Dans l’édition mondiale du QS 2026, les universités turques les plus visibles évoluent dans des tranches de classement où la compétition est déjà internationale. L’Istanbul Technical University (ITU) et la Middle East Technical University (METU) apparaissent ainsi dans les premières zones du classement pour la Turquie, autour des 300 premières places mondiales.
Koç University se situe également dans ce même ordre de grandeur, tandis que Boğaziçi University figure un peu plus bas, mais reste présente dans les grandes listes internationales.
Boğaziçi University met en avant une position située à la 371e place mondiale dans le classement QS 2026.
Boğaziçi : une université emblématique au cœur des défis
Dans le classement QS Europe 2026, où la Turquie est incluse, ces universités figurent aussi parmi les établissements les plus visibles de leur région. Là encore, on ne parle pas des tout premiers rangs européens, dominés par des institutions britanniques ou suisses, mais de places qui montrent leur intégration dans les circuits académiques du continent.
Pourquoi cette présence compte
La présence d’universités turques dans ces classements renvoie à des dynamiques de fond, visibles depuis plusieurs années.
D’abord, le développement de la recherche. Les universités les plus citées dans QS sont celles qui publient, collaborent à l’international et participent à des réseaux scientifiques mondiaux. Les établissements turcs qui apparaissent dans ces classements sont précisément ceux qui ont investi ces espaces.
Ensuite, l’internationalisation. Programmes en anglais, partenariats académiques, mobilité étudiante et enseignante : ces éléments pèsent dans les indicateurs. Ils traduisent aussi une volonté d’ouverture vers l’extérieur, indispensable pour exister dans les classements.
Enfin, la perception des diplômes sur le marché du travail. QS intègre la réputation auprès des employeurs, un critère qui dépasse le cadre national. Être présent dans ces classements signifie que certaines universités turques sont identifiées au-delà de la Turquie, dans les circuits professionnels internationaux.
Ces évolutions ne transforment pas le paysage universitaire du pays du jour au lendemain. Elles indiquent toutefois qu’une partie de l’enseignement supérieur turc s’inscrit désormais dans des standards et des réseaux de référence à l’échelle mondiale.
Comment lire ces classements internationaux
Les classements internationaux comme QS ne résument pas la réalité d’une université. Ils valorisent la recherche publiée, la visibilité internationale et la réputation académique. Des critères importants, mais qui mesurent peu les conditions d’étude, la qualité de l’encadrement pédagogique, la vie de campus ou l’accompagnement des étudiants. Des éléments pourtant décisifs dans un parcours universitaire. Une université bien classée n’est pas automatiquement la plus adaptée à chaque profil.
« Les classements QS sont conçus pour aider les étudiants à faire des comparaisons éclairées entre les universités du monde entier, en évaluant chaque établissement selon un ensemble d’indicateurs de performance liés à la recherche, à l’enseignement, à l’employabilité et à l’internationalisation. » — QS World University Rankings
Ces palmarès reposent aussi sur des méthodologies qui favorisent les établissements insérés dans les réseaux scientifiques anglophones et les disciplines où la publication internationale est centrale. Les sciences humaines, certaines filières professionnalisantes ou les formations très ancrées localement y sont moins visibles.
Lire un classement demande donc de la nuance. Il s’agit d’un indicateur parmi d’autres, utile pour situer un établissement à l’échelle internationale, mais insuffisant pour choisir seul une université. Croiser les sources, regarder les disciplines, les langues d’enseignement ou les partenariats reste essentiel.
Un indicateur parmi d’autres
La présence d’universités turques dans le QS 2026 donne un repère sur leur visibilité internationale. Elle ne dit pas tout de la réalité d’un campus, mais elle situe certains établissements dans des circuits académiques qui dépassent le cadre national. Pour les étudiants comme pour les familles, ces classements offrent une grille de lecture utile, à compléter par d’autres critères.
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