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L’EXPAT DU MOIS – Natacha Şeker, nouvelle dirigeante de VIA Pro

Par Lepetitjournal Istanbul | Publié le 14/09/2017 à 00:01 | Mis à jour le 14/09/2017 à 00:01
Photo : Natacha Şeker
Natacha Şeker

Natacha Şeker aurait pu nous donner rendez-vous près du Bosphore, l’endroit qu’elle aime le plus pour se ressourcer à Istanbul. Elle a choisi le café de la résidence où elle habite. "Ici, je suis comme dans un cocon", plaisante-t-elle, à deux pas de la piscine. Un cocon familial, où elle vit avec ses deux jeunes enfants et son mari franco-turc avec qui elle s’est installée à Istanbul, en 2013.

Natacha Şeker (photo personnelle)

Cet été, c’est ici que la Française a fignolé le nouveau programme de VIA Pro, dont elle a pris les commandes en juin dernier. Avec un objectif clair : "En faire la plateforme incontournable du développement professionnel pour la communauté française d’Istanbul." Son cocktail de rentrée aura lieu le 5 octobre, au Bistrot français, dans l’enceinte du consulat général de France à Istanbul.

Défis lors de son installation

Créée en 2014 par Sophie Serizier,la plateforme VIA Pro a pour but d’accompagner les francophones qui ont quitté leur carrière pour vivre une aventure en Turquie, mais qui n’arrivent pas à y développer le projet professionnel qu’ils souhaiteraient. Ou qui veulent simplement en changer. Et pourquoi pas, se lancer dans l’entrepreneuriat. VIA Pro propose ainsi des accompagnements personnels et de multiples formations, et peut se vanter aujourd’hui d’une communauté composée d’une cinquantaine de membres. "VIA Pro, c’est une équipe. Je suis entourée de personnes inspirantes qui ont réussi à développer leurs projets, malgré des obstacles", se réjouit Natacha Şeker.

Elle a elle-même été l’une des premières personnes séduites par le concept. "Dès sa création, le projet m’a emballé mais pour différentes raisons, je n’ai pas pu m’y impliquer", explique-t-elle. A l’époque, Natacha Şeker se consacre notamment à l’apprentissage du turc, à l’association Traits d’Union qu’elle a créée avec des amis pour fédérer les doubles nationaux franco-turcs et surtout, à son rôle de jeune maman. Professionnellement, elle est confrontée à plusieurs obstacles que d’autres Français installés à Istanbul ont connus avant elle : le fait de ne pas avoir la nationalité turque et de ne pas maîtriser la langue suffisamment pour intégrer le marché du travail. "Je souhaitais aussi conserver une certaine flexibilité afin de rester disponible pour ma famille", poursuit Natacha. 

Après la naissance de son deuxième enfant, en 2016, la mère de famille se promet de s’inscrire à VIA Pro à la rentrée 2017. Elle s’imagine créer une structure dans le domaine de la parentalité. Son idée germe, jusqu’à ce qu’elle apprenne en février dernier le départ de Sophie Serizier, la fondatrice de VIA Pro. "Je me suis dit ‘Moi qui comptait m’inscrire, comment je vais faire si ça s’arrête ?’ Finalement, je l’ai contactée et elle m’a tout simplement proposé de prendre la suite."

"Oser sortir de sa zone de confort"

"J’ai saisi cette opportunité", ajoute Natacha Şeker, qui aime les challenges. Comme celui d’avoir "quitter mon train-train en France pour vivre l’aventure en Turquie", explique-t-elle.Après des études à Sciences-po, à Lyon, et un master en management, elle avait une carrière toute tracée dans la fonction publique. Mais a préféré "oser", tel est le maître-motqu’elle veut inculquer aux futurs membres de VIA Pro : "oser sortir de sa zone de confort et oser faire de nouvelles choses." 

Natacha Şeker plait à se décrire comme une "nomade". En veut pour preuves ses différentes expériences à l’étranger : un échange Erasmus à Copenhague, au Danemark, un stage au Maroc, un travail au Luxembourg ou encore, un volontariat international en administration (VIA) pendant deux ans à l’ambassade de Beyrouth, au Liban. "Pendant cette année, en 2008, celui qui allait devenir mon époux par la suite effectuait, lui, un volontariat à Istanbul. C’est ainsi que j’ai découvert la ville et que j’en suis tombée amoureuse, se souvient-elle. Après cela, je rêvais de m’y installer un jour."

Natacha Şeker reconnaît pourtant que la ville a beaucoup changé depuis. En 2016, elle se questionne même sur un possible retour en France, à cause de la situation politique Finalement, avec son mari, ils prennent la décision de rester à Istanbul et cela, "tant que l’on s’y sentira chez nous !"

Solène Permanne (http://lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 14 septembre 2017

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