

Hier, au chalet de l'Union Française à Tarabya, l'association La Passerelle a fêté ses 15 ans d'existence à l'issue de son assemblée générale annuelle. Près d'une cinquantaine de membres étaient présents pour célébrer cet anniversaire dont certains venus tout exprès d'Ankara. Le Consul général d'Istanbul et son épouse étaient invités d'honneur. Le petit journal.com d'Istanbul a interviewé pour l'occasion Brigitte Devrim, présidente de La Passerelle
Brigitte Devrim, Présidente de la Passerelle (photo BDB)
Lepetitjournal.com Istanbul : "Comment a débuté l'histoire de La Passerelle" ?
Brigitte Devrim : Les origines de l'association remontent à 1994 quand un groupe de six françaises dont Florence Heilbronn- Ogütgen a décidé de s'organiser pour créer une amicale franco-turque. Au départ, l'idée était d'aider les conjoints de couples mixtes à régler leurs problèmes administratifs. L'amicale s'est ensuite rapidement transformée en association et sa vocation s'est transformée au cours des années en même temps que les relations avec les autorités françaises se sont améliorées et les problèmes administratifs aplanis. Aujourd'hui, La Passerelle s'occupe surtout de l'accueil des binationaux et a vocation à créer de la solidarité entre les familles franco-turques.
Comment se matérialise cet accueil ?
L'association organise de nombreuses occasions de rencontres entre ses membres : cafés, sorties culturelles et festives, ateliers, voyages, activités pour les enfants etc. Nous avons aujourd'hui près d'une centaine d'adhérents répartis à Istanbul et dans d'autres villes de la Turquie. Pour animer au mieux cette communauté, nous avons une antenne à Ankara mais aussi à Izmir. Notre magazine et le blog de l'association contribuent également à créer du lien.
Bien sûr, nous sommes toujours un interlocuteur de choix quand un couple se heurte à une question administrative et travaillons pour ce faire en partenariat étroit avec le Consulat Général d'Istanbul et son service des Français à l'étranger. La Passerelle est aussi là pour relayer d'éventuelles informations du Consulat.
Quelle est pour vous l'évolution significative de La Passerelle depuis sa création ?
Le rajeunissement de ses membres tout d'abord. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes adhèrent à l'association. Cela se reflète d'ailleurs dans la composition du bureau. Ensuite, l'arrivée de nouveaux membres masculins. Au début nous étions surtout des femmes qui avions épousé des Turcs mais aujourd'hui, il y a de plus en plus de Français qui s'installent ici auprès de leur partenaire turque et certains adhèrent à La Passerelle ! Autre évolution, les femmes françaises de notre association travaillent en général alors qu'auparavant ce n'était pas le cas, tout simplement parce qu'elles n'en avaient pas le droit ! Et quand il leur arrive de divorcer, souvent, elles restent en Turquie.
Quels sont les projets de votre association ?
Concernant les activités, nous organisons prochainement un voyage à Edirne et une dégustation de vins turcs au musée Sabanci animée par un sommelier français. Dans un autre domaine, nous réfléchissons à l'ouverture d'une antenne à Bursa où la communauté franco-turque se développe.
L'association vient d'élire son nouveau bureau. Vous restez Présidente ?
Je ne peux pas préjuger du vote des membres du bureau qui aura lieu prochainement mais j'accomplirai avec grand plaisir un autre mandat alors ... inch allah !
Pour accéder au blog de La Passerelle, cliquez ici.
Brigitte di Benedetto (www.lepetitjournal.com Istanbul). Lundi 15 mars 2010





































