Lundi 6 juillet 2020

Les Etats-Unis ferment l'espace aérien syrien avec la Turquie

Par Anastasia Polak | Publié le 09/10/2019 à 04:58 | Mis à jour le 09/10/2019 à 11:05
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Alors que la Turquie s’apprête à mener une offensive contre les milices kurdes dans le nord-est de la Syrie suite au retrait des troupes américaines, Washington a décidé de faire barrage aux aspirations d’Ankara en leur refusant l’accès à l’espace arien de la zone.

Retour sur les événements qui ont précédé. Ce dimanche 6 octobre, les Etats-Unis ont annoncé le retrait immédiat de leurs troupes dans le Nord de la Syrie. Huit ans après le début du conflit, ce revirement de la Maison blanche a fait craindre le pire pour les combattants kurdes du PYD. Alliés de Washington mais ennemis d’Ankara, ce retrait soudain laisse ainsi le champ libre à la Turquie pour une offensive.

« Les Kurdes pas abandonnés »

Lundi 7 octobre, faisant marche arrière suite à l’annonce de la veille, le Pentagone a déclaré ne pas soutenir les opérations turques dans le Nord de la Syrie et décidé de couper l’espace aérien du Nord-Est du pays à Ankara. La porte-parole du Pentagone, Carla Gleason, a ainsi déclaré aux journalistes que le Combined Air Operations Center avait retiré la Turquie de l'ordre de mission aérien de la coalition anti-Daech et interrompu son accès aux informations de surveillance.

« Les États-Unis n'approuvent pas l'action turque. Le secrétaire à la Défense sera en contact aujourd'hui avec les alliés concernés, les partenaires et le Capitole », a déclaré un fonctionnaire à l'Agence Anadolu sous couvert d'anonymat. De son côté, Donald Trump a rappelé la position américaine en tweetant hier matin : « Nous sommes peut-être en train de quitter la Syrie, mais nous n'avons en aucun cas abandonné les Kurdes, qui sont des gens spéciaux et de merveilleux combattants. »

#ENDANDLESSWARS

En réponse aux événements, le porte parole à la Présidence Turque, Ibrahim Kalin, a assuré à CNN que « la Turquie [n'avait] pas d’intention d’occuper aucune partie de la Syrie ».

Après le tweet autoritaire de la veille à propos de possibles sanctions économiques dans le cas où Ankara « dépasserait les bornes », le président Trump a tenté d’apaiser les tensions ce matin en déclarant que « la Turquie était un membre important et en règle de l'OTAN. » Mais également en soulignant que les relations commerciales avec la Turquie avaient toujours été très bonnes. Et de finaliser son tweet avec le hashtag #ENDANDLESSWARS.

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