L’Alliance solaire internationale (ISA) est une initiative majeure en matière de climat et d’énergies renouvelables codirigée par l’Inde et la France.


“America First”, (l’Amérique avant tout) mais surtout une Amérique qui ne croit pas au changement climatique… C’est ainsi que le président des États-Unis Donald Trump a annoncé le retrait du pays de 66 organisations internationales (dont 31 organismes des Nations unies) par décret présidentiel ce mercredi 7 janvier 2026.
Parmi les organisations figurant sur la liste se trouvent le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Union internationale pour la conservation de la nature et l’Alliance solaire internationale (ASI), dont le siège se trouve en Inde.
Qu’est-ce que l’Alliance solaire internationale ?
L’Alliance solaire internationale est une initiative franco-indienne née en 2015, en marge de la COP21. Elle vise à unir les efforts pour lutter contre le changement climatique par la mise en œuvre de solutions innovantes et multiples. Elle repose sur l’idée que plus de 120 pays situés dans la zone tropicale entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne pourraient exploiter l’énergie solaire pour répondre à leurs besoins en électricité.
L’ASI est guidée par sa stratégie « Towards 1000 », qui vise à mobiliser 1 000 milliards de dollars d’investissements dans des solutions d’énergie solaire d’ici 2030, tout en fournissant un accès à l’énergie propre à 1 000 millions de personnes et en permettant l’installation de 1 000 GW de capacité solaire. Cela contribuerait à réduire les émissions mondiales de CO₂ à hauteur de 1 000 millions de tonnes par an.
Pour l’Inde, qui a joué un rôle central à sa création, l’Alliance solaire internationale a également un objectif stratégique plus large : renforcer ses relations avec le Sud global, en particulier avec les pays africains.
À ce jour, plus de 100 pays sont signataires, et plus de 90 pays ont ratifié l’accord pour devenir membres à part entière.
Pourquoi Trump se retire de l’ASI :
Donald Trump a toujours affirmé une préférence pour les énergies thermiques plutôt que pour les énergies renouvelables, les liant à la création d’emplois américains. En 2025, il a qualifié le changement climatique de « la plus grande escroquerie ». Or, le magazine Forbes rapportait en 2019 que les données officielles prouvaient que l’énergie solaire représentait une part bien plus importante de l’emploi dans le secteur de la production d’électricité (43 %) que l’ensemble de l’industrie des combustibles fossiles réunie (22 %). Néanmoins la création de postes dans le secteur des énergies renouvelables aurait stagné ces deux dernières années, voir baissée.
Et pour cause : depuis l’entrée en fonction de Trump en janvier 2025, Reuters a rapporté qu’un seul projet solaire avait été approuvé sur des terres fédérales, et qu’aucun n’avait été autorisé depuis juillet dernier, date à laquelle le secrétaire à l’Intérieur, Doug Burgum, a exigé que toute nouvelle décision concernant des projets d’énergies renouvelables requière son approbation personnelle.
Le département d’État américain a déclaré, « L’administration Trump a jugé que ces institutions étaient redondantes dans leur portée, mal gérées, inutiles, gaspilleuses, mal gérées, capturées par les intérêts d’acteurs faisant avancer leurs propres agendas contrairement aux nôtres, ou une menace pour la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation. »
L’ASI n’a pas commenté sur la décision du président Américain mais le directeur général de l’Alliance solaire internationale, M. Ashish Khanna qui a récemment participé au Bharat Climate Forum 2026, lors de la session intitulée « Des engagements à la collaboration : aligner les partenariats mondiaux pour l’action climatique » a mis en avant le fait que l’énergie solaire demeure la voie la plus rapide et la plus inclusive pour l’action climatique, en particulier pour le Sud global.
Il a également insisté sur le rôle de la coopération Sud-Sud, du financement innovant et des cadres institutionnels partagés pour transformer les ambitions climatiques nationales en résultats globaux, positionnant l’énergie solaire comme un pilier du leadership climatique collaboratif, de l’Inde vers le reste du monde.
Director General, International Solar Alliance, Mr @Ashish_Khanna, participated in the Bharat Climate Forum 2026, speaking in the session on “Commitments to Collaboration: Aligning Global Partnerships for Climate Action.”
— International Solar Alliance (@isolaralliance) January 10, 2026
In his remarks, he underscored the need to move beyond… pic.twitter.com/V8gA2qNY7q
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