Le pays surpasse ainsi la Chine avec 150.18 millions de tonnes produites, contre 145.28 millions de tonnes pour la Chine.


L’annonce a été faite par Shivraj Singh Chouhan, ministre de l’agriculture pour le gouvernement central de Narendra Modi alors qu’il présentait 184 nouvelles variétés de semences issues de 25 différentes cultures. Celles-ci ont été développées par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) dans le but d'aider les agriculteurs à accroître leur productivité, à réduire leurs coûts et à faire face aux changements climatiques.
« L’Inde est désormais le premier producteur mondial de riz »
Selon Mr Chouhan, ces nouvelles variétés et ce record de production permettront de garantir la sécurité alimentaire nationale” et “renforcent le rôle de l’Inde en tant que fournisseur mondial de denrées alimentaires”.
Depuis 2014, le gouvernement de Narendra Modi aurait approuvé 3.236 variétés de semences à haut rendement, contre 3.969 variétés notifiées entre 1969 et 2014.
Les responsables politiques et le lobby agricole auraient salué l’événement en louant la résilience des agriculteurs et les politiques publiques innovantes de ces dernières années. En 10 ans, l’Inde aurait ainsi presque doublé ses exportations de riz.
Mais dans les grandes régions agricoles du pays, de nombreux riziculteurs sont loin de partager cet enthousiasme : la culture du riz épuise de manière non durable les aquifères déjà fragilisés et les agriculteurs doivent s’endetter lourdement pour forer des puits toujours plus profonds afin d’atteindre l’eau nécessaire aux cultures.
Les experts mettent en garde : la baisse des nappes phréatiques au Pendjab et dans l’Haryana pourrait s’accentuer sous la pression des cultures de riz
Dans les États du « grenier à riz » que sont l’Haryana et le Punjab, l’eau souterraine était accessible à environ 9 mètres il y a dix ans. Aujourd’hui, il faut forer entre 25 et 60 mètres (80 à 200 pieds) pour atteindre les nappes phréatiques et même si les pluies de mousson ont été abondantes ces deux dernières années, l’extraction excessive d’eau souterraine continue de fragiliser les réserves.
Les deux États prélèvent chaque année entre 35 % et 57 % de plus d’eau que ce que les aquifères peuvent naturellement reconstituer. Produire un seul kilogramme de riz nécessite entre 3.000 et 4.000 litres d’eau, soit nettement au-dessus de la moyenne mondiale.
Selon Avinash Kishore de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), l’Inde produit bien plus de riz que nécessaire pour nourrir sa population (1.4 milliards d’habitants). Comme beaucoup de pays, l’Inde va devoir trouver un équilibre entre durabilité et profit économique.
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