Jean-Baptiste Hamel : ma vie de jockey à Macao

Par Jérôme de Clarens | Publié le 20/03/2021 à 01:37 | Mis à jour le 20/03/2021 à 01:38
Course hippique Hong Kong

Hong Kong et Macao sont réputées pour leurs courses de chevaux. J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Baptiste Hamel qui y exerce le métier de jockey. Entre courses, voyages et ligne de conduite, il livre un témoignage hors du commun. 

Dès L’antiquité, le sport hippique fait partie des loisirs appréciés. Au Moyen âge on disputait des courses de chevaux dans les villes, le long des rues ou autour des places, en montant à cru. Les rois de France et d’Angleterre se disputent la paternité de la rénovation des courses hippiques au 17e siècle mais il semble que ces courses soient issues de l'émulation des producteurs de chevaux de selle utilisés pour la chasse à courre en Angleterre. Les hippodromes se multiplient aux 18e et 19e siècle : le sport hippique est clairement le sport le plus regardé durant cette période sur les deux rives de la Manche. A Hong Kong, ce sport s'est donc naturellement imposé par la présence britannique dès la seconde moitié du 19ème siècle avec des compétitions à Happy Valley. La toute proche Macao, qui attire de nombreux parieurs, est naturellement devenue une place très réputée pour les courses de chevaux.

“600 victoires à mon actif”

J’ai commencé ce métier à 21 ans après avoir fait des études de sport (STAPS) dans la ville de Chantilly, qui est le berceau des courses de chevaux en France. J’ai 36 ans, plus de 600 victoires à travers le monde. J’ai quitté la France il y a 6 ans pour le Qatar car j’avais une très bonne opportunité de travail, j’y suis resté 4 ans et je suis arrivé à Macao en juin 2019 pour des raisons sentimentales.. pour me rapprocher de ma copine et pouvoir vivre avec elle.

 

Course hippique Hong Kong

 

"Pour un jockey, l'Asie c'est le Graal"

Pour un Jockey, le Graal c’est de courir en Asie et encore au dessus de cela plus précisément au Japon, c’est l’endroit le plus prisé, en revanche pour y arriver il y a plusieurs étapes obligatoires qui sont les suivantes: La porte d’entrée est de courir à Macao dans un premier temps, être dans le top 5 pour accéder aux courses de Singapour faire des “gagnants” encore et encore pour arriver à Hong Kong. Ce qui est déjà une super étape.. Comme je disais le must du must serait de courir au Japon mais cela est très difficile pour 2 raisons, le niveau à Hong  Kong est élevé et faire partit du top 5 c’est challenging mais d’autre part il faut absolument parler le Japonais..

Il faut avoir du culot pour y arriver aussi. Par exemple pour venir à Macao ma démarche a été assez simple : Tout d’abord j’ai envoyé ma demande de visa de travail au gouvernement de Macao avec mon CV, il a été approuvé en quelques semaines. Notons que je ne connaissais personne avant toutes ces démarches. Je me suis simplement présenté au Jockey Club de Macao pour trouvé un employeur.. Ensuite j’ai eu une personne qui m’a fait monter un cheval une fois, cela c’est très bien passé.. Depuis je cours chaque semaine..

Une vie d'aventure... et de contraintes

Ce métier m’a permis de voyager énormément découvrir beaucoup de pays en Europe et dans le monde entier, pour en citer une partie : Espagne, Royaume Uni, Suisse, Belgique, Pays Bas, Italie, Arabie Saoudite, Dubaï, Qatar… C’est vraiment partir à l’aventure car ont est indépendants, il faut faire ses preuves sur la piste, et ensuite ont est rémunéré selon nos résultats..

Le plus difficile dans la vie d’un jockey est de maintenir un poids léger… Je fais 163 cm pour 54 kg. Du coup il faut faire attention à notre nourriture tous les jours. Je mange vraiment très peu pour ne pas prendre de poids, aujourd’hui il est 16 h et j’ai mangé l’équivalent en protéines de 3 œufs avec un avocat et du bacon..

 

Course hippique Hong Kong

 

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Jérôme de Clarens

Jérôme, 31 ans. Ancien du secteur F&B, il s'est reconverti dans le coaching de vie par le biais du partage et du sport. Il contribue au Petit Journal sur les articles liés à la communauté et au sport
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