Hong Kong a récemment accueilli une étape du championnat du monde de wingfoil 2026, réunissant l’élite internationale de ce sport encore peu connu. Parmi les riders, deux Français : Mathis Ghio, quadruple champion du monde, et Vaïna Picot, vice-championne du monde 2025, venus se mesurer aux conditions techniques et changeantes du plan d’eau hongkongais. Nous les avons rencontrés.


Toute l'énergie du vent dans le corps
Né il y a seulement cinq ans, le wingfoil combine planche à voile et kitesurf, avec un foil immergé qui permet de « voler » au-dessus de l’eau. Les vitesses en compétition peuvent atteindre 70 km/h.
« Le wingfoil, c’est un mix entre la planche à voile et le kitesurf », explique Mathis. « On a un foil sous l’eau et une voile que l’on tient dans les mains. Toute l’énergie du vent passe par nous. »
Il faut rester mentalement très actif
L’étape hongkongaise s’est déroulée sur cinq jours, avec un programme dicté par la météo et le vent. Chaque course attribue des points : un point pour le premier, deux pour le deuxième, etc.
« Le plan d’eau est complexe, avec beaucoup d’effets de côte. Le vent change constamment, il faut rester concentré », précise Mathis. « Ce matin, on a fait quatre courses de longue distance, assez physiques. Chaque course dure environ 15 minutes, il faut pomper avec les jambes et rester mentalement très attentif », ajoute Vaïna.
Les riders doivent gérer à la fois la fatigue physique et le décalage horaire, tout en maximisant les conditions de vent pour accumuler des points.
Hong Kong offre un contraste saisissant
Logés dans le centre-ville, Mathis et Vaïna ont pu découvrir la ville entre deux sessions de compétition. « Le contraste entre la ville et le site de navigation est incroyable. » Raconte Vaïna
Après Hong Kong, les deux athlètes poursuivront leur saison : championnats d’Europe à Naples en avril et championnats du monde en Turquie en mai.
« Nos compétitions comptent pour un championnat du monde annuel. Il faut être régulier sur toutes les étapes », explique Mathis.
Le wingfoil est un sport très accessible
Malgré sa dimension spectaculaire, le wingfoil reste accessible.
« Il ne faut pas forcément être ultra-musclé », souligne Mathis. « Le matériel a beaucoup évolué, et les écoles permettent d’apprendre progressivement, souvent en étant tracté par un bateau pour se concentrer sur les sensations de vol. »
« Casque et gilet d’impact sont indispensables, surtout pour les débutants », ajoute Vaïna.
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