Lundi 20 septembre 2021

Les parcours franco-allemands ouvrent des portes

Par Chloé Ferrante | Publié le 30/12/2020 à 17:32 | Mis à jour le 30/12/2020 à 17:32
Photo : © Wikimédia, Cobber17, Jpbazard
études franco-allemandes

L’Allemagne et la France, des voisins qui se portent un intérêt économique, culturel ou encore intellectuel. Ce dernier aspect profite aux étudiants, leur permettant ainsi de se construire un parcours franco-allemand. Ces études interculturelles apportent beaucoup aux jeunes à plusieurs niveaux. Certains d’entre eux nous racontent ce qu’ils en ont retiré.

 

Enrichissant à tout point de vue

De nombreux Allemands s'intéressent à la France pour leurs études et vice-versa. C'est pourquoi les partenariats binationaux franco-allemands entre universités et écoles supérieures sont importants pour les étudiants des deux pays. Ils leur offrent des perspectives pour leur avenir et la possibilité d'acquérir de nombreuses compétences. La plupart des programmes d’études franco-allemands permettent aux jeunes d’aller étudier au minimum un an en France. Ils découvrent ainsi deux méthodes pédagogiques différentes, pratiquent constamment une langue étrangère et acquièrent des connaissances sur la culture de leur voisin « J’ai découvert la France aussi bien à travers sa culture qu’à travers son système universitaire. Être allée un an en France m’a ouvert des portes pour la suite de mes études » explique Jana, une étudiante.

La flexibilité et la mobilité que leur apporte leur expérience est également un atout. Ce sont tous ces aspects qui motivent de plus en plus de jeunes à se lancer dans le franco-allemand comme en témoignent deux anciennes étudiantes à l’Université Franco-allemande (UFA) : « Intégrer un cursus franco-allemand permettait de vivre à 100 % durant mes études le caractère franco-allemand que je voulais avoir, avec la garantie d’un certain niveau en langue et de pouvoir m’intégrer plus facilement sur le marché de l’emploi français ou allemand » raconte Audrey.

Tabea semble partager le même point de vue « J’ai été très satisfaite de faire ce cursus car j’ai pu étudier ce que j’aime : les langues, les cultures. De plus, dans le contexte de ce cursus binational et l’accompagnement par l’UFA, on avait un joli réseau et aussi des possibilités d’approfondir nos passions et intérêts en dehors des cours. Je ne dirais pas que c’est forcément le contenu de mes études qui a fait que je suis maintenant là où je suis, mais plutôt le cadre, ce soutien pour nous pousser dans nos passions à un niveau binational. »

Ces deux étudiantes faisaient parties de l’UFA (L’Université franco-allemande), en allemand la Deutsch-Französische Hochschule (DFH), organisme qui coopère avec un réseau d’établissements d’enseignement supérieur français et allemands. L’UFA propose 185 cursus intégrés dans différents domaines comme le droit, l’économie, la communication, le tourisme, l’informatique, la médecine, l’art… Ils sont à retrouver en intégralité sur leur site.

Mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. En effet, d’autres parcours existent et tentent eux aussi de renforcer la coopération universitaire franco-allemande, à l’image des programmes d’études binationaux intégrés Bavière-France en droit, ingénierie, économie... 

 

études franco-allemandes
© Pixabay

 


De multiples possibilités

Les parcours franco-allemands délivrent pour la plupart un double diplôme qui a la même valeur dans les deux pays. C’est une spécificité recherchée dans le monde du travail, Audrey l’affirme « C’est un double diplôme inhabituel qui a joué plusieurs fois en ma faveur pour décrocher d’abord des stages avec un caractère franco-allemand, puis un emploi dans la filiale française d’une entreprise allemande. »

Tabea insiste quant à elle sur l’internationalité du diplôme « Je pense que c’est toujours valorisant d’avoir un double diplôme même en dehors d’un contexte professionnel franco-allemand. Cela prouve une certaine ouverture de la personne, sa curiosité et sa portée vers l’international. »

C’est en effet une réalité que Simone Orzechowski, responsable pédagogique de la licence franco-allemande de l'Université de Lorraine décrit « L’obtention du double diplôme permet aux étudiants d’être plus crédibles sur le marché de l’emploi dans les deux pays. A mon sens, les compétences acquises comme la flexibilité, l’ouverture d’esprit et les compétences linguistiques parlent pour elles-mêmes : je ne connais guère d’emplois pour lesquels on recherche quelqu’un de rigide et d’obtus ». Elle ajoute « Le bon déroulement de cette première expérience internationale amène une partie non négligeable des diplômés à choisir ensuite un master en coopération avec un autre pays et à l’issue des cinq années d’études le lycéen français / l’Abiturient allemand se sont transformés en citoyens européens exemplaires ».

Les diplômés ayant vécu une intégration franco-allemande, semblent néanmoins être qualifiés par des futurs postes internationaux, voire à portée européenne.

 

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Chloé Ferrante

Rédactrice web pour Lepetitjournal.com Allemagne, Chloé se passionne, en dehors de l'écriture, pour le sport et plus particulièrement le badminton, les voyages et les domaines franco-allemands.
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