Comparer Norvège et France est évidemment un exercice périlleux. Lepetitjournal.com s'est cependant livré à une sélection de quelques indicateurs révélant de fortes différences structurelles entre les deux pays. A la lecture du tableau récapitulatif, l'on pourrait bien évidemment tomber dans le plus béat des angélismes et glorifier le Royaume nordique contre le modèle hexagonal. Ceci serait sans aucun doute un peu hâtif et une tout autre sélection aurait pu suggérer d'autres résultats (recherche, investissements). Ils témoignent plutôt de la bonne santé actuelle de l'économie norvégienne et donnent quelques repères dans des domaines où elle excelle comme l'emploi des femmes et les disparités régionales.

(1) Le calcul du PIB par habitant en standards de pouvoir d'achat élimine les différences de prix entre pays. Au cours des dix dernières années, la Norvège n'a cessé de progresser par rapport à la moyenne européenne. En 1998, cet indicateur était de 138,4 contre 115 pour la France.
(2) Le taux d'imposition implicite sur le travail est à considérer comme une mesure synthétique de la charge fiscale moyenne effective sur les revenus du travail. Et là surprise ! La France se place derrière la Norvège mettant à mal un préjugé fortement installé. Il faut plutôt chercher du côté de la Suède pour trouver un taux plus élevé avec 43,1% ou l'Italie (44%). Le Royaume-Uni (26,1%) et l'Irlande (25,7%) se situent quant à eux très en dessous de la moyenne européenne aux côtés de pays comme Malte ou Chypre.
(3) Les écarts entre régions sont faibles en Norvège où l'emploi public soutient l'activité locale. L'Italie où la fracture sociale entre Nord et Sud ne s'est que peu réduite ses dernières années, affiche la dispersion la plus élevée d'Europe avec un indicateur à 16,3.
Thierry GUENIN (www.lepetitjournal.com Oslo) lundi 9 novembre 2009


































