

Si elle s'impose face aux Ecossais ce soir, au Parc des Princes, l'équipe de France aura quasiment son billet pour l'Euro 2008 en poche. Sinon, il lui faudra sans doute cravacher jusqu'au bout des éliminatoires
Qui de Samir Nasri (n°22) ou de Karim Benzema sera aligné ce soir contre l'Ecosse ? (Photo AFP)
Le cap bouillonnant de San Siro a été franchi sans encombre. En ramenant le nul (0-0) de Milan, samedi, les Bleus ont conservé leur ascendant dans le groupe B des éliminatoires de l'Euro 2008.
Ils peuvent même quasiment valider leur ticket pour la Suisse et l'Autriche, coorganisateurs du prochain championnat d'Europe, s'ils battent l'Ecosse, ce soir, au Parc des Princes. Il leur suffirait ensuite de battre la Lituanie à Nantes puis de s'imposer aux Féroé, en octobre, pour se qualifier. Ils pourraient même se payer le luxe de perdre en Ukraine pour finir leur campagne en novembre.
Leur solidité contre la Squaddra Azzura a permis aux Bleus d'entrevoir ce scénario idéal. Mais il leur faut écrire le chapitre principal en écartant les Ecossais, ce qui n'ira pas de soi. Deuxième du groupe, l'Ecosse, absente de toute phase finale depuis le Mondial 1998, entend bien revenir dans la cour des grands. Elle peut encore décrocher l'un des deux billets qualificatifs puisqu'elle doit ensuite recevoir l'Ukraine et l'Italie. Mais elle a perdu en déplacement chez ces deux adversaires directs (deux fois 2-0) et perdrait la main en cas de revers à Paris.
Qui avec Anelka devant ?
Les Bleus, eux, veulent concrétiser dès ce soir et prendre leur revanche sur la seule équipe qui les a dominés dans ces éliminatoires. C'était en octobre dernier à Glasgow (0-1). David Trezeguet, pour sa dernière association en date avec Thierry Henry, y avait perdu tout son crédit aux yeux du sélectionneur Raymond Domenech.
Pas sûr que le Turinois retrouve la confiance de l'entraîneur qui doit pourtant trouver une solution de rechange en attaque. Bêtement averti à Milan, Henry est suspendu. Nicolas Anelka, titulaire inamovible depuis le printemps, le sera encore dans le jardin de la porte d'Auteuil qui l'a vu éclore. Reste à savoir qui de Karim Benzema, en grande forme avec Lyon, Trezeguet, serial buteur avec la Juventus, ou Samir Nasri, dans une autre option tactique, épaulera l'attaquant de Bolton ? Avec pour mission de faire céder ces Ecossais moins à l'aise loin d'Hampden Park.
En défense, Domenech a innové samedi en lançant Julien Escudé en charnière et l'étonnant Lassana Diarra à droite. Les deux hommes ont donné satisfaction. Seul le retour de William Gallas, toujours incertain, pourrait à nouveau modifier la donne.
Patrice CAMPO. (www.lepetitjournal.com) mercredi 12 septembre 2007
McLeish met la pression sur les Bleus
Victorieux 1-0 lors du match aller à Glasgow en octobre dernier, les Écossais entendent bien entraver à nouveau la marche en avant de l'équipe de France ce soir au Parc des Princes. Avant de s'envoler pour
l'Hexagone, le sélectionneur Alex McLeish n'a pas hésité à mettre la pression hier sur les Bleus en confiant que "la France serait favorite pour toute rencontre à Paris, quel que soit l'adversaire". Surtout, il a profité de l'occasion pour remuer le couteau dans la plaie en faisant référence à la dernière rencontre entre les deux sélections. "Je sais qu'ils avaient été piqués à vif à l'époque et qu'ils accordent une grande importance à ce match". L'ancien défenseur central d'Aberdeen n'a guère dissimulé ses intentions de jeu pour la rencontre de demain en concédant qu'il y a une classe d'écart entre les deux formations. "Nous devons nous concentrer sur notre propre jeu. Si nous jouons comme nous en sommes capables, alors ce sera juste un match, et tout peut arriver". À moins d'une surprise de dernière minute, l'Écosse devrait donc se présenter en 4-5-1 sur la pelouse du Parc des Princes, avec Garry O'Connor ou Kris Boyd comme seul attaquant de pointe. (T.M. LPS.12-09-2007)




































