

François Meston est l'un des 8.000 heureux relayeurs du parcours de la flamme. Une chance inouïe pour ce Français amoureux de sport. Il partage avec les lecteurs du lepetitjournal.com l'incroyable émotion de ses 300 mètres "olympiques"
Le temps est clément en ce matin de 21 mai au-dessus de la Cornouailles. La flamme olympique en est au troisième jour de son périple au Royaume-Uni et les gens se pressent dans les rues de Okehampton pour l'apercevoir. François Meston est là, depuis 6h10, mais dans cette foule en délire, il brûle d'une excitation différente : à 8h10 précises, le précieux symbole des Jeux lui sera remis entre les mains. Sur son uniforme blanc, il porte le numéro 8, dans son uniforme blanc il va courir 300 mètres avec la fierté olympique au bout du bras.
"Une expérience inoubliable"
"C'était magnifique, j'en ai encore la chair de poule", s'exclame François Meston, deux jours après son relais. Pour cet amoureux de sport, porter la flamme a été un moment "fabuleux", avec un seul petit regret : il était trop court. "Ça ne dure que cinq minutes. On attend ça depuis six mois, et hop, c'est déjà fini, on voit la flamme qui s'éloigne devant avec le porteur suivant". Quant à l'ambiance, François la compare au tour de France, aux "milliers de personnes" survoltées qui applaudissent et encouragent les coureurs sur le bord des routes. "Il y avait une foule sur 3, 4, 5 rangs, des fois plus, qui m'ont acclamé au moment où je passais" se rappelle-t-il, "j'ai attendu 10 minutes à mon point de ralliement avant le baiser de la flamme. Pendant ce temps-là, j'ai dû faire 300 photos et tenir une dizaine de bébés dans mes bras". De quoi se sentir vraiment la star du jour.








































