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EXPO - Matteo Bosoni

Né en 1974, Matteo Bosoni travaille et vit à Nice. Artiste polymorphe, Matteo est à la fois peintre, sculpteur, photographe? Docteur en psychologie clinique de l'Université de Padova, Matteo Bosoni a été l'assistant du Maître Pietro Bisio, professeur à Milan et critique d'art.

« Grâce à ses longues études et à des années d'expériences artistiques mises en pratique, Matteo Bosoni maîtrise plusieurs formes d'expressions artistiques du figuratif à l'impressionnisme abstrait en passant par l'assemblage, utilisant et développant avec énergie : la force, la matière, les formes, les couleurs, les sentiments et les émotions? » (Pietro Bisio).

Déterminé dans sa démarche, Matteo Bosoni s'est fixé comme but d'être reconnu en tant qu'artiste par le plus grand nombre : « essayer de réaliser sa légende personnelle ».
A force de travail sur lui-même, il a redécouvert son âme et son identité : cette quête d'identité a révélé à l'homme sa destinée : « faire l'artiste », tout simplement, être artiste et vivre de son art, travailler dans le « bon sens », c'est-à-dire celui de son inconscient, de ce qu'il aime faire, d'être reconnu. Une justification très personnelle qui n'empêche en rien la notion de partage, primordiale pour l'artiste.
Ce dessein d'être reconnu de la société se justifie dans une quête de liberté que l'artiste recherche sans cesse, non pas volontairement mais parce que la société lui impose cela. Il tente de s'adapter, mais cela reste un effort. Le plaisir n'est là que lorsqu'il est concentré sur sa peinture, sur l'exécution du tableau.

L'influence de Mario Schifano

La démarche artistique de Matteo Bosoni est très proche de celle de Mario Schifano, qu'il considère comme « le plus grand artiste d'aujourd'hui ». Proche de la culture pop sans pour autant y adhérer, Mario Schifano a notamment peints des paysages urbains, tout comme le fait aujourd'hui Matteo Bosoni. Cet esprit pop art se retrouve chez les deux artistes (cf. la série « Barilla » de Matteo Bosoni ou « Coca-Cola » de Mario Schifano), mais la démarche est très différente d'un Warhol qui proclamait être une machine et travaillait la
répétition de motifs sérigraphiés comme les fameuses boites de soupe Campbell.

Les thèmes de prédilection

Ses thèmes de prédilection sont aussi variés que ses toiles. L'on retrouve es thèmes classiques de l'histoire de la peinture : les natures mortes, les paysages, l'environnement de l'artiste, mais aussi les images qui ont influencé sa vie, notre vie et les « vérités historiques de l'homme ». Actuellement, Matteo travaille sur les visages (cf. la série des « Nikilismo »), après avoir travaillé sur la nature (cf. les « Natures Mortes Modernes »).
La toile est le support des émotions de l'artiste, un exutoire, tout comme l'écrivain qui s'exprime à travers ses écrits, le musicien à travers sa musique. Il a trouvé en la peinture, la sculpture, la photographie ou les collages, le moyen le plus adapté à sa personnalité pour « exploser » aux yeux du public.

Les « chromatismes de la matière »
Matteo vit sa peinture, il la voit, il la touche, il la respire. Aussi, il a choisi de travailler l'acrylique qui lui permet de travailler vite, simplement, sans aucune contrainte d'odeur, de temps, d'attente, ... en totale liberté de créer. L'acrylique qu'il affectionne aussi pour ce qu'elle peut lui offrir : les couleurs vives, le relief... qui, unis à la technique qu'il a créée : « les chromatismes de la matière », lui donnent la possibilité d'exprimer ses émotions. C'est là l'aboutissement de sa recherche artistique.
La création artistique se suffit d'ailleurs en elle-même. Les conditions de travail importent peu :
l'extérieur n'existe pas, n'existe plus;« l'intérieur » prend le dessus et toute sa place : l'inconscient, l'intime, l'état d'âme de l'artiste devient le pinceau de ses émotions.
Il peint pour être libre. Libre d'une totale liberté et heureux comme il l'est lorsqu'il peint et lorsqu'il a terminé un tableau. Il se sent bien.

L'art et ses vertus insoupçonnables?

Le risque serait de tomber dans la généralisation face à cet art si personnel que l'on pourrait trop facilement qualifier de « démarche psychologique ». Malgré son cursus, Matteo Bosoni ne considère pas son art en tant que tel et ne justifie en rien ses toiles par une approche restreinte de l'inconscient. Ce sont des moments, selon les idées qui viennent, la recherche d'un signe. Simplement.

M.C.G.
www.lepetitjournal.com - Monaco, lundi 21 mai 2007


Matteo Bosoni,
Artiste peintre plasticien et Sculpteur
Espace Terrasse du Casino Ruhl de Nice, du 11 mai au 25 juin 2007

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