La deuxième édition des Palmes de l’enseignement français à l’étranger a eu lieu en mars 2026. Parmi les 8 palmes remises, le lycée français international Gustave-Eiffel au Mozambique a reçu la palme de l'engagement associatif pour l’action "Des quartiers de Maputo au terrain du lycée : l'équipe qui unit". Cette action lie les jeunes Mozambicains grâce au rugby et outre les quartiers résidentiels.


La deuxième édition des Palmes de l’enseignement français à l’étranger a eu lieu le jeudi 5 mars 2026. L’événement a été lancé en 2025, avec pour objectif de valoriser et d’apporter de la visibilité aux acteurs du réseau et à leurs initiatives pour l’enseignement français à l’étranger. L’édition de 2026 a compté 291 candidatures venant de 80 pays et représentant 202 établissements à travers le monde. 8 palmes ont été remises.
La palme de l'engagement associatif
Cette année, la Palme de l'engagement associatif a été décernée au lycée français international Gustave-Eiffel (LFIGE), au Mozambique, pour son action Des quartiers de Maputo au terrain du lycée : l'équipe qui unit. Cette initiative a permis d’oublier les frontières entre les quartiers à travers un loisir commun : le rugby. “Ce projet est né de la conviction que le rugby pouvait être plus qu’un jeu. Il pouvait être un langage commun, un pont, une rencontre”, a déclaré le porteur du projet, Julien Bens, lors de la conférence de remise des palmes. Cette initiative n’a pas seulement offert des cours de rugby, mais aussi des cours de natation, de français et langues étrangères, d'informatique et d’arts aux jeunes venant des quartiers.

Un échange culturel à travers le rugby
Depuis 2018, le lycée accueille 20 élèves chaque année pour cette initiative. Damiens Dessens, proviseur du lycée, explique que cette action est née d’une “volonté de s'ouvrir sur le pays d'accueil et de donner au LFIGE une place prépondérante dans la construction du Rugby au Mozambique en partenariat avec la fédération Mozambicaine de rugby, naissante à cette époque.”
Malgré une implantation au sein même du pays, les lycées français ne sont pas toujours pleinement intégrés et connaissent des différences liées aux habitudes, aux cultures et à la langue, il est donc “important d'asseoir le LFIGE dans le pays d'accueil et de dépasser les différences sociales abyssales entre nos élèves et ceux du système public mozambicain,” développe Damien Dessens.
À travers des équipes mixtes, accompagnés d’entraîneurs venant de différents quartiers, les élèves apprennent à se connaître et échangent, jusqu’à créer des amitiés fortes. Lourenço Mucambe, coach de l’association sportive de Rugby le valorise dans la vidéo de candidature : “Ils apportent une certaine culture et finissent par emporter avec eux un bagage d’une autre culture, de l’école vers les quartiers.”
Cet échange inconscient se structure autour d’objectifs communs : “En étant mélangés dans les mêmes équipes, ils partagent un objectif compétitif. Par exemple avec les compétitions locales : la Gustave's cup, les tournois aefe….”, raconte le proviseur.
Des opportunités pour les élèves mozambicains
Ce projet ne peut pas fonctionner sans l’implication, l’enthousiasme et la motivation des élèves. “Les grandes difficultés que nous rencontrons sont l'acheminement des élèves des quartiers au lycée et les calendriers différents entre le système public mozambicain et celui de l’AEFE”, observe-t-il. Malgré ces difficultés, l’objectif est d’accueillir davantage d’élèves au fil des années. Si le projet encourage l’échange culturel, il a aussi offert de belles opportunités : “les élèves mozambicains ayant participé au projet sont aujourd'hui des coordinateurs de la fédération mozambicaine de rugby et sont cadres dans leurs clubs respectifs.”
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