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Ditto, la nouvelle banque mobile des expatriés et voyageurs invétérés

Par Justine Hugues | Publié le 01/03/2018 à 17:30 | Mis à jour le 02/03/2018 à 10:47
Ditto banque expatriés

Ditto Bank, banque mobile dédiée à la gestion des devises, vient d’être lancée dans l’arène de la finance digitale. Créée par le Français Sylvain Pignet, ancien secrétaire général du groupe Travelex, elle prétend simplifier la vie des expatriés, voyageurs d’affaires et autres praticiens du jonglage entre devises. 

« Vivant à l’étranger depuis plus de 20 ans, j’ai eu le temps de réaliser combien ouvrir un compte bancaire dans une autre devise ou faire des transferts internationaux pouvaient être un casse tête. On ne parle pas la langue, beaucoup de documents sont demandés. Lorsqu’on fait des retraits et paiements à l’étranger, on ne sait souvent que bien plus tard combien cela nous a couté ». En créant Ditto Bank, Sylvain Pignet a bien l’intention de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière opaque et complexe de la gestion des devises. 

 

Une « vraie » banque française

Ditto revendique le statut d’établissement de crédit obtenu de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), régulateur du secteur financier. Dans les premiers mois, seuls les Français ou ceux qui peuvent justifier d’une adresse en France ou d’un IBAN français auront accès aux services de Ditto. « Qui peut le plus, peut le moins », nous dit Yann Bladek, qui a récemment rejoint l’équipe.  Les ambitions d’acquisition, à l’image de la vocation de l’entreprise, ne s’arrêtent cependant pas à ce marché. « D’ici quelques mois, la banque sera disponible pour les IBAN du Royaume-Uni, d’Australie et d’Inde », poursuit M. Pignet. « On espère avoir 65.000 clients d’ici la fin de l’année ». 

 

Gérer des devises devient un jeu d’enfant

En téléchargeant l’application, le nouveau client peut ouvrir un compte en quelques clics. Il lui suffit pour cela de fournir en ligne, au préalable, des documents d’identité, dont la conformité est vérifiée rapidement.  

Puis, au sein de son interface mobile, il peut créer de multiples comptes dans différentes devises (27 actuellement), tous liés à une unique carte Mastercard Gold. Celle-ci  lui permet d’effectuer paiements, retraits et virements partout dans le monde, sans frais supplémentaires. Une carte voulue « intelligente », puisqu’en reconnaissant la devise de l’opération (paiement, retrait), elle l’affecte sur le compte correspondant. Une commission de 1% est toutefois prélevée sur les opérations de change faites via l’interface.  L’abonnement quant à lui, est de 9,90 € par mois,  sans engagement de durée. 

Quelle que soit la devise, le service est le même. L’idée est d’amener la banque là où vous êtes, quand aujourd’hui, c’est encore souvent vous qui devez la trouver   

Pour ne pas être uniquement une interface déshumanisée, Ditto a mis en place un service d’assistance, en ligne et par messagerie instantanée. « Evidemment, au vu de notre clientèle, les plages horaires sont extensibles. On devrait rapidement pouvoir fournir un service 24h/24 et 7 jours /7 » affirme fièrement M. Pignet. 

 

Petite start-up deviendra grande ?

Aujourd’hui, le siège de Ditto à Boulogne emploie 110 personnes; des Français ayant vécu à l’étranger ou des étrangers vivant en France, pour la quasi majorité. « C’est très important de conserver cet ADN de personnes connaissant la problématique et souhaitant y apporter des solutions », souligne leur grand patron. 

L’entreprise ne projette toutefois pas d'en rester là. A court terme, elle devrait offrir des services d'épargne et de crédit à la consommation, comme toute autre banque. Son ambition à long terme : devenir la première banque digitale internationale.

Justine Hugues

Justine Hugues

Après avoir travaillé 8 ans dans l’aide humanitaire et au développement (en Amérique Centrale, République Dominicaine et Birmanie) elle s'est reconvertie dans le journalisme avec l'ESJ Pro. Elle fait aujourd'hui partie de l'équipe de rédaction à Paris.
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