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Sénatoriales 2026 : Bertrand Dupont, “Les Français de l’étranger sont pleinement Français”

Dans le cadre des élections sénatoriales de 2026, lepetitjournal.com donne la parole aux candidats représentant les Français de l’étranger. Installé depuis plus de 30 ans en Amérique du Sud, président de l’UFE Brésil et conseiller des Français de l’étranger, Bertrand Dupont conduit la liste “Français À Part Entière”, soutenue par le groupe Les Républicains du Sénat. Politique de la diaspora, réforme de l’AEFE et de la CFE, sécurité, représentation des élus de proximité : il détaille ses priorités et défend une France qui donne “toute leur place” aux Français établis hors de France.

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Bertrand Dupont conduit la liste “Français À Part Entière”, soutenue par le groupe Les Républicains du Sénat
Écrit par Ewan Petris
Publié le 16 septembre 2026

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections sénatoriales de 2026 ?

 

Les Français établis hors de France ne sont ni des Français lointains ni des Français secondaires. Ils sont une part vivante, active et essentielle de notre Nation. Partout dans le monde, ils travaillent, entreprennent, enseignent, soignent, créent, investissent. Ils font rayonner notre langue, notre culture et notre pays bien au-delà de nos frontières. Chaque jour, ils contribuent au prestige de la France. Mais ils sont aussi confrontés à des difficultés très concrètes : protection sociale, santé, éducation, fiscalité, démarches administratives ou encore reconnaissance de leurs élus de proximité. Depuis vingt ans, Christophe-André Frassa a porté ces combats au Sénat avec constance, fidélité et efficacité. Je veux lui exprimer ma gratitude, mon respect et mon amitié. Avec Ronan Le Gleut, il a rappelé une vérité essentielle : les Français établis hors de France ne sont ni des privilégiés ni des exilés fiscaux. Ce sont des “Français À Part Entière”. 

 

Aujourd’hui, je suis candidat pour poursuivre ce travail et lui donner un nouvel élan. Installé depuis plus de 30 ans en Amérique du Sud, entrepreneur, président de l’UFE Brésil, conseiller des Français de l’étranger et engagé dans la vie associative, économique et consulaire, je connais les réalités du terrain parce que je les vis. Je connais les distances, les urgences, les lenteurs administratives, mais aussi le dévouement des élus qui accomplissent un travail remarquable avec trop peu de moyens et de reconnaissance. 

Ma conviction est simple : vivre loin de France ne doit jamais signifier être moins bien protégé, moins bien représenté ou moins bien respecté.  Il est temps de bâtir une véritable politique de la diaspora et de donner toute leur place aux élus de proximité. Les Français de l’étranger ne demandent pas des privilèges ; ils demandent de la justice, de la considération et de l’efficacité. 

Je veux être un sénateur de terrain, proche des élus, des associations, des familles, des entrepreneurs, des jeunes comme des plus fragiles. Je veux porter une parole claire : les Français de l’étranger sont pleinement Français. Ils ne sont pas à la périphérie de la Nation ; ils en sont une force, une chance et un atout pour notre pays. Je suis également candidat pour défendre une certaine idée de la France : une France fidèle à ses valeurs républicaines, attachée à l’ordre, à la liberté d’agir et d’entreprendre, au mérite, au travail, à la créativité et à l’excellence. Une France qui doute parfois de son avenir mais qui possède tous les atouts pour retrouver confiance, renouer avec l’ambition et reprendre toute sa place dans le monde. C’est avec cette ambition que je souhaite vous représenter au Sénat, au sein du groupe Les Républicains de la majorité sénatoriale.

Notre liste porte un nom qui résume notre engagement : “Français À Part Entière”. Parce que c’est exactement ce que sont les Français de l’étranger.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de ce qui vous amène aujourd’hui à briguer un mandat de sénateur ?

 

Je suis engagé de longue date au service de la communauté française. Je préside l'Union des Français de l'étranger (UFE) au Brésil et l'Association des Bretons de São Paulo, et je participe aux réseaux économiques franco-brésiliens, dont la Chambre de commerce France-Brésil. Réélu en 2026 conseiller des Français de l'étranger pour la 3ᵉ circonscription du Brésil (São Paulo) - en doublant mon score -, je préside désormais le conseil consulaire. Ce résultat témoigne de ma présence continue sur le terrain. Je suis également conseiller à l'Assemblée des Français de l'étranger pour l'Amérique latine et les Caraïbes, région où je réside depuis plus de trente ans.

Depuis plusieurs années, mon action s'étend bien au-delà du Brésil et de l'Amérique latine. J'ai notamment été le référent mondial des Français de l'étranger pour la campagne des élections européennes de François-Xavier Bellamy, et colistier de Ronan Le Gleut aux sénatoriales de 2023. Je connais donc parfaitement les problématiques auxquelles sont confrontés nos compatriotes établis hors de France, ainsi que leurs élus. Ma candidature est le prolongement naturel de cet engagement permanent à leurs côtés, et de ma volonté de participer au redressement impératif de notre pays. Je suis entouré de colistiers connus et reconnus pour leur action et leur expérience au service de tous : ensemble, nous nous présentons pour servir.

 

Notre liste est soutenue par le groupe Les Républicains du Sénat, principal groupe parlementaire de la majorité sénatoriale - mais notre démarche n'est liée à aucun clan. Nous souhaitons rassembler tous les élus qui, comme nous, veulent agir pour l'intérêt général.

 

Quel sera votre grand dossier ou votre priorité en tant que sénateur ?

 

Les problématiques sont nombreuses. D'abord les urgences : la réforme de l'AEFE - à laquelle je m'oppose dans sa forme actuelle - et celle de la CFE. Il y a aussi, bien sûr, l'urgence budgétaire : sans réforme audacieuse de la France, aucune marge de manœuvre ne pourra être dégagée pour les Français de l'étranger, notamment pour les aides sociales et les bourses scolaires.

 

Viennent ensuite des objectifs de moyen et long terme, à commencer par l'engagement, enfin, d'une vraie politique de diaspora, capable de créer des synergies réelles entre les différents acteurs de la France à l'étranger. C'est une conviction que je porte depuis ma campagne aux élections législatives de 2022, et je me réjouis de la voir aujourd'hui reprise par d'autres candidats. Le développement des conventions bilatérales reste, lui, insuffisant. Qu'elles soient fiscales, sociales ou d'apostille, elles doivent être généralisées.

 

Sur le plan consulaire, la dématérialisation des démarches doit être amplifiée, sans jamais sacrifier l'accueil présentiel : nos consulats sont nos mairies, et ils doivent le rester.

Sur la sécurité, il faut repenser en profondeur la gestion des crises. Qu'elles soient sanitaires, géopolitiques ou liées à des catastrophes naturelles, les derniers mois ont montré les limites du dispositif actuel : manque de réactivité, méthode inadaptée aux besoins réels, un système qui ne tient que grâce au dévouement des ambassades, des consulats, des îlotiers et des élus. Coordination et anticipation sont plus que jamais indispensables, et nos élus doivent en être un maillon essentiel. Bien d'autres sujets, tout aussi importants, mériteraient d'être développés. J'invite les lecteurs du site Lepetitjournal.com à consulter notre “Projet sénatorial”, disponible sur notre site, qui détaille notre programme, présente notre liste, nos soutiens et notre bilan.

 

Quels sont, selon vous, les grands dossiers sur lesquels le prochain Sénat devra travailler ?

 

Hormis les points énoncés précédemment, le grand dossier sera le redressement de la France, tant sur le plan budgétaire que sur celui de la perte de rayonnement de notre pays. Sur l'éducation, la santé, la sécurité, la justice et l'immigration, des réformes profondes doivent être engagées. Le travail doit payer mieux et l'assistanat doit être limité. Avoir des filets de protection est indispensable, mais ils doivent être réorientés afin de permettre à ceux qui connaissent des accidents de la vie de se réintégrer plus vite dans le monde professionnel.

L'adaptation à l'IA sera également un dossier majeur. Il faut créer de véritables filières souveraines et adapter notre système d'éducation à cette révolution. Il va falloir renverser la table et prendre des mesures courageuses.

Le statut des conseillers et délégués des Français de l'étranger doit être revu et renforcé. Ils doivent devenir décisionnaires au sein des conseils consulaires, et la limitation du nombre de mandats doit être supprimée afin d'être en phase avec le statut des élus locaux en France. Leur protection juridique doit également être revue. Une vraie réforme du statut des élus et de l'AFE doit être engagée. Là encore, je vous renvoie à notre projet sénatorial, qui explicite clairement nos priorités.

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Ewan Petris
Publié le 15 septembre 2026, mis à jour le 16 septembre 2026
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