Après des semaines de discussions, c’est très tôt dans la matinée de ce mercredi 22 novembre qu’un accord au cessez-le-feu a finalement été négocié entre Israël et le Hamas. Une pause de quatre jours qui devrait permettre la libération de cinquante femmes et enfants détenus.


Cinquante otages détenus par les mains du Hamas devraient être libérés ces prochains jours, contre la libération de 150 prisonniers palestiniens. Une nouvelle tant attendue par le monde entier, qui résulte d’un accord trouvé dans la nuit de mardi à mercredi par les deux gouvernements. Après 46 jours d’attaques meurtrières, avec un dernier bilan sorti il y a deux jours, allant à 14.000 victimes du côté de la Bande de Gaza, cette trêve de quatre jours permet l’arrivée à Gaza d’une aide humanitaire, ainsi que la libération d’otages des deux côtés, dont peut-être des Français, comme l’espère la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna.
50 otages contre 150 prisonniers palestiniens
Depuis les attaques du Hamas, survenue le 7 octobre, environ 240 personnes ont été enlevées. Du côté de l’Israël, ils seraient actuellement entre 5 000 et 10 000, détenus en Israël et en Cisjordanie occupée ; plusieurs milliers d’entre eux ont été condamnés pour avoir porté atteinte à la sécurité de l’État, les autres sont en attente de jugement.
Cet accord passé la nuit dernière consiste à libérer 50 otages du côté israélien, contre 150 prisonniers palestiniens. Parmi ces 50 otages, des femmes et des enfants. Le dernier communiqué du Hamas « s’engage à ne pas attaquer ou arrêter qui que ce soit dans toutes les zones de la bande de Gaza », mais précise cependant que ses « mains resteront sur la gâchette ».
"C'est un moment de réel espoir."
— France Inter (@franceinter) November 22, 2023
Catherine Colonna, ministre des Affaires étrangères, salue l'accord trouvé sur la libération de 50 otages israéliens du Hamas. "Nous espérons qu'il y a des Français parmi eux et nous y travaillons", dit-elle.#le710inter pic.twitter.com/eCNVldwZ87
« Un moment de réel espoir » : la libération d’otages français ?
Ce matin, Catherine Colonna, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est exprimée sur France Inter au sujet de la libération des otages : « Nous espérons qu’il y a des Français parmi eux et nous y travaillons ».
Le dernier bilan pour la France faisait état de 40 Français décédés et huit ressortissants français toujours portés disparus, « dont une partie, avec certitude, sont otages », comme l’a confirmé la ministre.
Elle a rappelé qu’il fallait « que cette cruauté s’arrête » et « que les libérations suivent ».
Dans la foulée, Emmanuel Macron a également salué sur X (Twitter) cette bonne nouvelle et a déclaré que la France travaille « sans relâche pour que tous les otages soient libérés ».
Dimanche 19 novembre, le président de la République s’était d’ailleurs entretenu avec Mahmoud Abbas, Président de l’Autorité palestinienne, puis Benjamin Netanyahou, Premier ministre de l’État d’Israël. Dans son communiqué, il a souligné la nécessité de condamner fermement les attaques du Hamas en Israël du 7 octobre. Après son entretien avec Netanyahu, Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité envers Israël, réaffirmant le droit à la défense, tout en appelant à distinguer les terroristes des civils.
Urgence pour la population de Gaza : l’aide humanitaire doit pouvoir arriver le plus rapidement et le plus sûrement possible. Pour cela, il nous faut obtenir une trêve humanitaire immédiate conduisant à un cessez-le-feu.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) November 19, 2023
La France fait tout pour y parvenir.
Point de situation.…
Une « pause dans les combats » qui ouvre à une aide humanitaire
Dans le cadre de cette trêve de quatre jours, une entrée de l’aide humanitaire aura lieu à Gaza, avec l’arrivée de « centaines de camions transportant de l’aide humanitaire, de l’aide médicale et du carburant ».
Emmanuel Macron s’était par ailleurs exprimé dimanche 19 novembre à ce sujet, en annonçant que « plus de 100 tonnes de fret humanitaire à destination des populations civiles [avaient été] acheminées » et « qu’un nouvel avion de l’armée de l’air […] transportera plus de 10 tonnes de fret médical en début de semaine » et « embarquera deux postes sanitaires mobiles pour soigner environ 500 grands blessés ».
Il a également annoncé la mobilisation de la France envers « les enfants blessés ou malades de Gaza qui ont besoin de soins urgents », afin que ces derniers « puissent être soignés en France, […] jusqu'à 50 patients dans les établissements hospitaliers ».
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