L’Ukraine, les États-Unis et les membres de la Coalition des volontaires ont acté le principe de garanties de sécurité robustes et contraignantes pour accompagner un futur accord de paix, ce jeudi 6 janvier 2026, à Paris. Un rendez-vous qui confirme l’engagement américain dans la construction de garanties de sécurité européennes.


Le 6 janvier 2026, plusieurs pays tels que l’Ukraine, les États-Unis ainsi que les membres de la Coalition des volontaires se sont réunis à à l’Élysée, afin de réaffirmer leur engagement en faveur d’une paix durable en Ukraine et de poser les bases de garanties de sécurité solides d’un futur accord de paix. Les participants soulignent que toute issue politique au conflit devra impérativement inclure des garanties solides de souveraineté et de sécurité pour Kiev. Celles-ci s'appliqueront dès le début du cessez-le-feu et reposent sur des engagements politiques et juridiques contraignants.
Des garanties de sécurité solides pour une paix robuste et durable en Ukraine. La Déclaration de Paris : https://t.co/BfCF9yiWiv
— Élysée (@Elysee) January 6, 2026
Les principes de garanties de sécurités
Le dispositif prévoit un mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu géré par les États-Unis, qui est un soutien militaire de long terme pour l’armée ukrainienne, ainsi que la création d’une force multinationale destinée à renforcer la dissuasion et à accompagner la reconstitution des forces armées ukrainiennes. Une cellule de coordination entre les États-Unis, l’Ukraine et la Coalition sera, par ailleurs, installée à Paris.
De plus, une force multinationale sera créée pour soutenir la reconstitution des forces ukrainiennes et la dissuasion. Les mesures de réassurance dans les airs, en mer et sur terre seront mises en œuvre à la demande de l’Ukraine après un cessez-le-feu crédible et durable, sous la direction européenne et participation américaine. Les signataires finaliseront des engagements contraignants pour intervenir si la Russie relance les hostilités, via un soutien militaire, du renseignement, de la logistique, des initiatives diplomatiques et de nouvelles sanctions.
Pour la première fois, les Américains se sont engagés à aider les Européens.
Les États-Unis en soutien direct aux Européens
Interrogée à l’issue de la commission, l’ancienne ambassadrice de France Sylvie Bermann en Chine, souligne un tournant majeur : « Pour la première fois, les Américains se sont engagés à aider les Européens et à offrir ce qu’on appelle le backstop, un soutien. »
Selon Sylvie Bermann, aucun déploiement direct n’est prévu pour l’instant, mais une réaction rapide pourrait être possible après un accord de paix. Selon l’ancienne ambassadrice, des garanties crédibles pourraient être acceptables pour Moscou, d’autant que la Russie “progresse difficilement sur la ligne de front”.
Sylvie Bermann plaide, enfin, pour une force multilatérale post-accord, hors cadre onusien, associant des pays tiers afin de rassurer la Russie, tout en reconnaissant les limites actuelles des efforts diplomatiques pour parvenir à un accord de paix.
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