Dimanche 24 octobre 2021
Édition Internationale
Édition Internationale
TEST: inter

Être auto-entrepreneur expatrié : c’est possible

Par Article Partenaire | Publié le 26/08/2021 à 18:00 | Mis à jour le 26/08/2021 à 20:03
Un homme auto entrepreneur - copie

C’est une question qui revient souvent pour les auto-entrepreneurs qui veulent habiter dans un autre pays : pourrais-je continuer à travailler sous ce statut ? Bien que la réponse vienne avec certaines conditions, on peut dire que de manière générale, c’est tout à fait possible. D’autres solutions sont elles aussi envisageable. Voici un aperçu de la situation, afin de vous permettre de prendre les bonnes décisions.

Solution numéro 1 : une domiciliation en France

Votre conjoint vient d’être nommé à un poste dans un autre pays et vous avez pris la décision de le suivre. Vous travaillez présentement sous le statut d’auto-entrepreneur et vous désirez continuer votre activité, de l’étranger. Pour ce faire, vous devrez conserver une adresse sur le territoire français, qu’elle soit la vôtre ou celle d’une société de domiciliation commerciale. Les autres choix sont d’utiliser une boîte postale, l’adresse d’un ami ou de la famille qui habite en France. Puisque le versement de l’impôt et des charges sociales qui l’accompagnent sont libératoire, cette situation est tout à fait légale.

Il faut cependant prendre en compte un autre élément qui est les revenus à déclarer. Un Français vivant à l’étranger depuis de nombreuses années peut ne déclarer aucun revenu au gouvernement. Cependant, si ses revenus proviennent de son statut en France, il est possible que les autorités ne voient pas d’un bon œil, le fait qu’aucun revenu ne soit déclaré sur le territoire.

C’est aussi vrai de l’autre côté, pour ce qui est du pays où l’on réside. Par exemple, si vous habitez aux États-Unis et que vous déclarez tous vos revenus en France, sans jamais payer d’impôts au gouvernement américain, ne soyez pas surpris s’il vienne frapper à votre porte, un jour ou l’autre, afin de recevoir une partie de vos gains. Pour plus d’information sur le statut d’auto-entrepreneur en France, rendez-vous sur : Portail Autoentrepreneur.

Solution numéro 2 : créer une entreprise

Si vous êtes le genre de personne qui aime que tout soit clair, alors il faut peut-être mieux choisir une autre solution. En créant votre propre entreprise en France, il vous sera facile de procéder à toutes vos transactions d’affaires, peu importe où vous vous situerez dans le monde entier. Selon le type d’entreprise que vous allez ouvrir (EURL, SASU, SARL, etc.), des modalités financières diverses seront appliquées au départ, ainsi que par la suite. Mais il ne fait aucun doute que cela simplifiera votre capacité de transiger à l’international. Si cette possibilité vous intéresse, alors il faut vous rendre sur Simplitoo, afin de découvrir comment faire pour démarrer une entreprise française.

Quelles sont les différences entre les deux solutions ?

Si vous faites déjà partie de ceux qui bénéficient du statut d’auto-entrepreneur, il est probable que vous ayez fait le choix après avoir comparé vos options. Mais si vous êtes toujours dans le doute, voici les différences entre l’auto-entreprenariat et la création d’une entreprise.

Les formalités

Si vous choisissez de créer une entreprise (SASU ou EURL), vous ferez face à des formalités, pour sa mise en place, beaucoup plus complexe que pour devenir un auto-entrepreneur. En effet, dans ce second cas, une simple déclaration suffira à vous permettre d’entreprendre votre activité. De plus, il n’y a aucuns frais reliés à l’ouverture. On vous remettra un numéro SIREN qui sera alors valable pour tous les services administratifs, tels que l’INSEE et l’URSAFF.

Dans l’autre cas, peu importe que vous décidiez de monter une EURL, SAS, SASU ou SARL, les formalités seront largement plus importantes. Il vous faudra rédiger des statuts d’entreprise, constituer un capital social, publier une annonce légale, et beaucoup plus encore. Ceci dit, il faut savoir que ceux qui ne désirent pas investir un capital social, dans l’entreprise qu’ils créent, peuvent s’en tenir à un euro symbolique, dans le cas de l’EURL ou de la SASU.

Une comptabilité diverse

Le régime d’auto-entrepreneur est encore une fois beaucoup plus léger que celui de l’EURL ou de la SASU. Celui-ci exige simplement de tenir un livre des recettes et de conserver toutes les pièces justificatives qui peuvent avoir un intérêt, pour expliquer celles-ci. Si des achats sont effectués en rapport à son activité, il devra aussi en tenir un compte détaillé.

Une société commerciale exige une tenue des comptes, beaucoup plus stricte. Une comptabilité régulière devra être effectuée à chaque année, pour indiquer les entrées et sorties financières. Un inventaire de ce que l’entreprise possède devra aussi être mis à jour annuellement. Enfin, un bilan et un compte de résultat devront être déposés, à la date de clôture de l’exercice. De plus, toutes les pièces justificatives devront être conservées sur une période de dix ans.

Il est donc possible, pour tout Français expatrié, de continuer une activité commerciale, en tant qu’auto-entrepreneur. Mais si l’activité est en croissance, il peut être intéressant de se renseigner auprès d’un spécialiste, afin de comprendre les avantages qu’il pourrait y avoir, de mettre sur pied une entreprise.

Article Partenaire

Les “articles partenaires” ne sont pas des articles de la rédaction de lepetitjournal.com. Ils sont fournis par ou écrits sur commande d’un annonceur qui en détermine le contenu.
0 Commentaire (s) Réagir