

Le feuilleton continue chez le constructeur automobile français. Le conseil d'administration s'est réuni pour réfléchir aux sanctions et indemnisations à distribuer
Photo AFP
Lundi, grâce à deux audits demandés par Carlos Ghosn, le conseil d'administration de Renault a tenté de mieux comprendre l'origine de la fausse affaire d'espionnage industriel. Les grands du groupe ont étudié l'enchainement des faits qui ont amené à la mise en cause et au licenciement injustifiés de trois cadres. En fin de journée, un communiqué de la direction a annoncé que de "profonds changements" allaient survenir. ?
Les sanctions attendues diffèrent selon les cas. Rémy Pagnie, directeur de la protection et sécurité, et ses collaborateurs, Dominique Gevrey et Marc Tixador, sont concernés par des procédures "en vue de leur départ de l'entreprise." Le directeur général, Patrick Pélata, qui avait déposé sa démission, l'a vue acceptée. Le conseil d'administration a évoqué la possibilité de lui "proposer d'autres fonctions" au sein de l'alliance Renault-Nissan.
Réparations
L'affaire a fait grand bruit, et pour effacer le préjudice causé aux trois cadres, le groupe a annoncé avoir trouvé un accord de principe quant à leur indemnisation. Le montant n'a pas encore été communiqué, mais l'hebdomadaire Marianne a évoqué la semaine passé une somme s'élevant à 11 millions d'euros au total.
Clément Fayol (www.lepetitjournal.com) mardi 12 avril 2011
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