Les agences de notation ne font pas uniquement trembler la Grèce, l'Espagne ou le Portugal. Première historique depuis 1941 : c'est maintenant au tour des Etats-Unis de s'inquiéter alors que le cabinet Standard & Poor abaisse ses perspectives sur la dette publique américaine. Il n'en fallait pas plus pour démoraliser les places boursières

Après l'Europe, l'austérité gagne les Etats-Unis
Les Etats-Unis savent qu'ils vont devoir se serrer la ceinture mais peinent encore à trouver la bonne formule pour lutter contre la dérive du déficit public. Alors que les parlementaires n'arrivent pas à s'entendre sur les réductions budgétaires à mettre en place, Barack Obama parvient difficilement à imposer son plan pour réduire le déficit budgétaire de 4.000 milliards sur douze ans. Les doutes autour de la première économie mondiale tombent d'autant plus mal que les incertitudes qui planent sur le plan d'aide au Portugal, et surtout les rumeurs d'une éventuelle restructuration de la dette grecque plombaient déjà les marchés. Athènes a toutefois démenti avoir demandé à l'Union européenne et au FMI le rallongement de sa dette publique. Mais si cette rumeur se vérifiait, la crainte d'un effet de contagion sur d'autres pays actuellement affaiblis (Portugal, Grèce, Irlande) est dans tous les esprits.
Les bourses s'affolent
Dans ce climat fébrile, la semaine s'annonce tendue sur les marchés financiers. Lundi déjà, la bourse de Paris a décroché brutalement et le CAC 40 a atteint en milieu d'après midi son plus bas niveau depuis près d'un mois. Le vent de panique a bien sûr aussi frappé Wall Street où le Dow Jones perdait 1.65% et le Nasdaq 1.77%. En Allemagne, la bourse a perdu à la clôture 2.11%, presque autant qu'en Angleterre (2.10%) mais c'est à Milan que la chute a été la plus forte avec 3%. En toute logique, les valeurs bancaires ont été les plus affectées, tandis que la valeur refuge que représente l'or a atteint un nouveau record avec près de 1.500 dollars l'once. Les emprunts d'Etat des pays perçus comme stables tels que la France et l'Allemagne ont également le vent en poupe chez les investisseurs.
Julie Ketkosol (www.lepetitjournal.com) mardi 19 avril 2011




































