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DECOUVERTE - L’île de Pâques, l’énigme du Pacifique

L'île de Pâques fait partie de ces terres dont le nom seul est un appel au voyage? Un isolement extrême, à 3.700 km des côtes chiliennes, et une histoire entourée de mystère, symbolisée par les moaï, ont enveloppé Rapa Nui d'une aura inégalée

Votre voyage débute à Santiago. Cela paraît improbable mais en décollant pour l'île de Pâques, et malgré 5 heures de vol, vous ne quitterez pas le Chili ! Vous survolez l'archipel Juan Fernández et la mythique île Robinson Crusoé, à "seulement" 700 km de la côte, puis l'océan Pacifique pendant 3.000 km de plus. Un voyage qui permet de se rendre compte de l'éloignement incroyable de cette île, une histoire d'insularité et d'isolement qui ont forgé l'identité de Rapa Nui.

Vous apercevez votre destination depuis l'avion, bout de terre volcanique sorti de nulle part. Ses 162 km² sont découpés par de hautes falaises de plusieurs centaines de mètres, et comptent seulement 4.500 habitants. L'île s'est formée avec l'apparition et l'éruption successives de 3 volcans, constituant chacun un coin de l'île triangulaire.

Mais l'histoire de Rapa Nui ne débute vraiment qu'avec l'apparition des premiers habitants, des polynésiens venus en pirogues, sans doute des îles Marquises. Ce premier peuplement est déjà une énigme, car daté entre le IVe et le Xe siècle selon les sources. Le nom de l'île, Rapa Nui, signifie "la lointaine" en polynésien : 12 jours de pirogue sont alors nécessaires pour rejoindre l'île depuis les Marquises?

Dès le Xe siècle, les pascuans édifient les moaï, qui ont depuis construit la légende et la carte postale de l'île? Dans cette société hiérarchisée, l'aristocratie assoit son autorité en expliquant au peuple qu'elle "parle" avec les dieux. Et pour concrétiser cette communication, plusieurs centaines de moaï sont taillés dans la roche volcanique et installés sur des ahu, des plateformes cérémonielles.

Au pourquoi succède le comment : en vous promenant à pied ou à cheval, vous vous interrogez sur la manière dont les Rapanui purent édifier ces géants de pierre, des colosses de plus de 10 mètres pesant jusqu'à 80 tonnes. Si la méthode exacte est toujours inconnue, on sait qu'à l'origine l'île était dotée d'une riche flore subtropicale, avec de grands arbres permettant de créer des outils conséquents, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

En effet, entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle, l'île connaît de profonds bouleversements, liés à une expansion démographique incontrôlable ou à une crise climatique, peut-être les deux. Les grands arbres disparaissent, et avec elle les ressources des Rapanui : la pêche n'est plus possible sans pirogues de haute mer et sans filets, et la déforestation érode les sols qui deviennent impropres à l'agriculture.

Il devient également impossible de déplacer les moaï, et les pascuans sont prisonniers sur leur propre île. S'ensuit une  crise sociale majeure ; le culte des moaï est discrédité, les statues renversées. Il est remplacé par le culte de l'homme oiseau.

C'est dans ce contexte qu'en 1722, le navigateur hollandais Jakob Roggeveen est le premier européen à débarquer sur l'île, le jour de Pâques. Tout comme Cook, La Pérouse et les navigateurs qui lui succèdent, l'explorateur est étonné de l'édification des moaï : «Ces figures de pierre nous remplirent d'étonnement, car nous ne pouvions comprendre comment des indigènes sans solides épars et sans cordages furent capables de les dresser.»

L'histoire pascuane est par la suite une succession de rencontres violentes avec les européens, les américains et les chiliens, entre esclavage et exploitation. Annexée dès 1888 par le Chili, les îliens ont retrouvé leurs droits dans la seconde moitié du XXe siècle, avec notamment la citoyenneté chilienne et le droit de vote en 1966. Depuis, la culture et les traditions rapanui ont été revalorisées, et sont plus que jamais bien vivantes.

Autre énigme, l'écriture pascuane, Le rongorongo. Tracée sur des tablettes en bois et proche des hiéroglyphes égyptiens, elle n'a toujours pas été déchiffrée. Une question de plus pour l'île de Pâques, qui continue de susciter passions et controverses, mais jamais indifférence.

La rencontre avec cette identité rapanui, qui s'est forgée au gré des vicissitudes de son histoire, est un moment très fort du séjour. La magie est là, tout autour de vous, dans ces moaï hors du temps, dans ces falaises battues par le vent et le Pacifique, dans la roche des volcans où gisent des centaines de statues non achevées?

L'agence de Santiago Chile Excepción propose un voyage exceptionnel à la découverte des moaï de l'île de Pâques. Vous êtes accompagnés d'un guide local, spécialiste du patrimoine et de l'histoire rapanui. Ainsi, depuis votre hôtel à Hanga Roa, la capitale pascuane, vous randonnez jusqu'aux imposants volcans Rano Kau, Rano Raraku et Maunga Tere Vaka, ou rejoignez les deux plages enchanteresses de Rapa Nui, Ovahe et Anakena. Vous entrez dans l'histoire de Rapa Nui en découvrant Orongo, village cérémoniel d'une importance majeure, sans manquer les plus importants moaï et ahu de l'île.

Article proposé par Argentina Excepción (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires pour le Brésil) vendredi 17 août 2012

Crédit photos : Chile Excepción

Argentina Excepción est une agence de voyage franco-argentine installée à Buenos Aires, spécialiste du séjour individuel et sur mesure en Argentine. Elle propose également des circuits au Chili et en Bolivie avec son agence de Santiago, Chile Excepción.
Plus d'informations :
www.argentina-excepcion.com & www.chile-excepcion.com

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