

Après son titre européen en 2008, l'Espagne a remporté la Coupe du Monde 2010, la première de son histoire. Les Espagnols ont été poussés jusqu'aux prolongations par des Hollandais accrocheurs (1-0) et un arbitre dépassé
Hier à Johannesburg, l'Espagne (photo AFP) a concrétisé sa domination sur le football mondial grâce à un jeu alléchant fait de petites passes et de maîtrise de la possession de balle. Mais que ce fut dur face à des Néerlandais accrocheurs et virils.
Des cartons qui se perdent
Au début du match, le capitaine hollandais Van Bronckhorst récupère à ses côtés 2 atouts défensifs, suspendus en demi-finale, De Jong et Van der Wiel. L'attaquant espagnol, Fernando Torres, toujours un peu à court de forme reste sur le banc. Comme face à l'Allemagne, Pedro prend l'aile gauche et Villa est aligné en pointe. Fidèle à son habitude, l'Espagne met le pied sur le ballon et les Pays-Bas sont obligés de faire des fautes. Sur un des premiers coups-francs de la partie tiré par Xavi, Sergio Ramos frappe de la tête au point penalty et offre au gardien Stekelenburg, une première occasion de briller (5e minute). Coup sur coup, Ramos encore puis David Villa sont tout près d'ouvrir le score, l'attaquant trouvant le petit filet après une magnifique reprise de volée du gauche (12e).
Le match est assez haché. Mark Van Bommel et Nigel de Jong, les bouchers hollandais, évitent de peu l'expulsion malgré des attentats sur Iniesta et Xabi Alonso.
Malheureux Robben
Les Oranje se reposent sur Robben, insaisissable, pour créer le danger. C'est lui qui tire un corner qui se transforme en combinaison astucieuse en triangle. En deux passes à ras de terre, Mathijsen se retrouve seul aux six mètres mais rate complètement le ballon (37e).
L'attaquant du Bayern réalise ensuite sa spécialité, rentrant côté droit sur son pied gauche et décochant une frappe à ras de terre qui oblige Casillas à se coucher (45e). Son compère Sneijder y va lui aussi de sa semelle sur un Espagnol et les Hollandais peuvent remercier l'arbitre anglais de rentrer aux vestiaires à 11.
Les buteurs muets
Entre deux équipes réputées joueuses, le match reprend en seconde mi-temps sur le même rythme, haché par des fautes et avec peu d'occasions. La faute à l'arbitre anglais qui n'a pas su mettre les bons cartons.
Dans le choc des buteurs tant attendus, Wesley Sneijder arrive à délivrer une passe en profondeur somptueuse à Arjen Robben. Le joueur du Bayern se présente seul face à Iker Casillas mais il perd son duel. Le capitaine espagnol, parti du mauvais côté, touche le ballon du bout du pied, suffisant pour l'empêcher de rentrer (62e). L'Ibère David Villa est à deux doigts de marquer son sixième but de la compétition mais Heitinga, pourtant au sol, contre la frappe espagnole aux 6 mètres (70e). La rencontre se poursuit sur une énième erreur d'arbitrage. Robben part seul au but et est tenu par le maillot par Pujol, dernier défenseur sans que l'arbitre ne signale la moindre chose. Les 22 acteurs doivent donc jouer les prolongations.
Iniesta, la délivrance
Entré en jeu, Fabregas est l'homme le plus dangereux des 15 premières minutes, se créant 3 occasions. Au changement de côté, Iniesta fait expulser Heitinga pour un 2e carton jaune (109e). Sur un service de Cesc Fabregas, le désormais favori pour le Ballon d'or 2011 croise magnifiquement sa frappe pour tromper Stekelenburg (117e).
Le petit milieu espagnol offre le premier titre mondial de son histoire à son pays. En larmes, Iker Casillas soulève le plus beau trophée, qu'il remettra en jeu dans 4 ans au Brésil, terre de football.
Yann Fernandez (www.lepetitjournal.com) dimanche 11 juillet 2010






















