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CONSOMMATION - Poulet bio, attention aux confusions

 

Les récente polémiques sur le traitement des volailles dans certaines exploitations agricoles (voir notre article du 21 novembre dernier) ont ravivé le débat sur le contrôle des conditions d'élevage des poulets australiens. Afin d'éviter la propagation de telles pratiques, le mieux est encore d'acheter ?bio?. Quelques informations recueillies auprès de l'organisme ?Biological Farmers of Australia?

Le BFA (Biological Farmers of Australia Ltd) est le seul organisme officiel australien de certification de qualité pour les produits biologiques. Il contrôle chaque année des centaines d'exploitations agricoles pour s'assurer que les critères réglementaires y sont respectés.

Le docteur Andrew Monk, président de BFA, rappelle que l'Australie a mis en place des exigences de qualité et des réglementations parmi les plus rigoureuses au monde, encore faut-il que le consommateur sache reconnaitre les bons logos.

Il y a des étiquettes que le consommateur doit vérifier s'il souhaite acheter un produit réellement ?bio? Si les consommateurs veulent un vrai poulet fermier sans additif, sans antibiotiques élevé en plein air et nourri sans farine ni graisse animale, ni activateur de croissance, le seul garantissant ces critères est le logo ?Australian Certified Organic'.

Les producteurs ayant obtenu ce label doivent respecter des contraintes précises comme un maximum de 2.500 volailles par hectare, nourries à 95% avec de la nourriture ayant le label ?bio?.

Il y a une vraie différence de prix entre une viande étiquetée ?bio? et une viande ordinaire mais c'est justifié par le respect de certaines pratiques agricoles et d'élevage. ?Le consommateur achète plus qu'un animal élevé hors d'une cage? dit le Dr Monk.

?En achetant de la viande bio, vous assurez une vie décente aux animaux, vous aidez les producteurs à préserver leur environnement en évitant les pesticides et herbicides chimiques, vous assurez le meilleur pour votre santé et celle de votre famille en évitant les antibiotiques et hormones de croissance et vous contribuez réellement à la préservation des sols et de l'environnement?.

Ne pas confondre ?bio? et ?élevage fermier, en plein air?. Le débat sur les poulets élevés en plein air

L'ACCC (Australian Competition and Consumer Commission), l'organisme de contrôle de la concurrence et de la consommation a récemment porté plainte contre un certain nombre de firmes commercialisant de la viande de poulet sous le label ?Free to Roam? (littéralement "libre de courir"). En apposant la mention ?Free to Roam? sur leurs emballages, l'ACCC a considéré que ces marques avaient désinformé le consommateur. Les poulets ne sont certes pas dans des cages mais sont parfois plus de 20.000 par hectare et ont un espace de liberté de la taille d'une feuille de papier A4. Cela suffit-il à qualifier ces volailles de libre de courir ?

Le BFA n'est pas étonné de cette situation car les réglementations sur le ?free range? ou "free to roam" sont nettement moins rigoureuses que celles sur le bio et ce, depuis longtemps. Si les contrôles étaient plus fréquents et plus rigoureux, on éviterait ce type de problème. Comme tout label, s'il n'est pas contrôlé, il ne sert à rien.

Flore Gregorini (lepetitjournal.com/sydney) lundi 6 février 2012

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