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Des tonnes de légumes gaspillés chaque jour au marché de Koyambedu

Par lepetitjournal.com de Chennai | Publié le 22/04/2020 à 02:00 | Mis à jour le 22/04/2020 à 02:00
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Les restrictions imposées aux deux-roues sur le marché de gros de Koyambedu ont considérablement réduit le nombre d'acheteurs et entraîné davantage de gaspillage, les commerçants jetant des légumes qu'ils ne peuvent vendre…

 

Triste constat alors que certaines personnes peinent à se nourrir en Inde : Au cours des trois derniers jours, les commerçants de Koyambedu disent avoir jeté plus de huit tonnes de légumes à la fin de chaque journée, car très peu d'acheteurs se présentent. Lorsqu’on leur pose la question, ils répondent ne pas avoir d'autre choix que de jeter les légumes qui restent invendus. "Que ferons-nous pour conserver les légumes ? Ce sont des denrées périssables et ils vont s'abîmer.  Les ventes de ces trois derniers jours ont été très mauvaises. Et nous ne savons pas comment ce sera dans les prochains jours".

 

koyambedu lockdown chennai
@timesofindia

 

Ces restrictions sont la conséquence directe du non-respect de la distanciation sociale imposée par le confinement. En effet, jusqu’à vendredi dernier, des milliers de personnes affluaient encore sur le marché, comme une journée normale. Peu d’entre eux portaient des masques et nombreux n’avaient aucune connaissance des régles de distance… "On n'a pas l'impression qu'il y a une épidémie, regardez la foule, elle augmente de jour en jour, habituellement, le marché est bondé le matin jusqu'à 10h ou 11h. Mais maintenant, il est bondé jusqu'à 14 ou 15 heures" raconte T. Venkatesh, un vendeur de légumes. Mais depuis vendredi, les deux roues sont désormais interdits sur le marché. "Seuls ceux appartenant aux grossistes et à leurs employés seront autorisés, mais ils recevront eux aussi des laissez-passer d'entrée", déclare un responsable. Une conséquence directe sur la vente donc…

A priori, tout n’est pas gâché puisque des animaux viennent s’en régaler, ainsi que de nombreuses personnes avec des chariots pour récupérer et ramasser ce qu’ils peuvent. « Nous voyons plus de gens venir les ramasser pour les revendre", raconte K Vetrivel, qui vend des oignons et des pommes de terre au marché. Un marché parallèle qui ne plait pas beaucoup aux responsables du marché, prêts à prendre des mesures contre ces revendeurs.  

Source : Times of India

 

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