Édition internationale

CHANSON - Annegarn : mobile Dick

Suspendues dans les airs et parées de nouvelles couleurs, une quinzaine de chansons de Dick Annegarn font l'objet d'un bel album qui rend hommage au grand jongleur lunaire. Avec Bashung, Souchon, Christophe, M, Calogero, Bénabar et cie?

Un univers drôle et énigmatique

Une tribu s'est réunie pour un tribute. C'est celle des admirateurs d'un des plus grands fabricants de chansons folles en activité : Dick Annegarn, qui, d'album en album, ne perd rien de sa jeunesse ni de sa poésie. Voilàune bonne occasion de souligner le talent et l'originalitéd'un artiste trop peu exposé, mais qui a ses inconditionnels. On retrouve son timbre de voix et son phrasési personnel sur quelques plages de ce disque hommage intituléLe grand dîner. Autour de la table, les convives sont de qualité.
Très en vogue, ces réunions de chanteurs donnent des résultats hétéroclites. L'exercice est ici plus que réussi, sans doute grâce àla force de l'univers drôle et énigmatique d'Annegarn.
Générations
Il est célébrépar ses pairs aussi bien que par la nouvelle génération.
Si c'est àAlain Baschung que revient la tâche d'habiter un monument comme Bruxelles, c'est Sanseverino qui swingue sur l'histoire de Mireille la mouche. Alain Souchon et Christophe sont de la partie, aux côtés de Thomas Fersen, ou de Mathieu Boogaerts qui a souvent revendiquél'influence du grand Dick. Moins attendu, Calogero donne une belle version, sobre et tendue, de Attila Joszef.
Bénabar et Bertrand Belin forment un duo sympathique sur Que toi tout comme  Jeanne Cherhal et JP Nataf et leur interprétation énergique et entêtante de Quelle belle vallée. Louis Chédid, lui, nous confie ses envies de pain de mie (Volets fermés), alors que son fils s'attaque àUbu.
C'est ce titre qui ouvre et ferme l'album avec deux moutures très différentes : haute et aérienne par M, heurtée et grumeleuse par Arno.
Au final, ce petit tour d'horizon de près de 30 ans de carrière donnera envie àceux qui ne la connaissent pas encore de se ruer sur la discographie originale.
Jean Marc JACOB. (LPJ) 7 avril 2006

Le grand dîner ? Tribute àDick Annegarn, Tôt ou tard
www.totoutard.com

À découvrir : Florent Richard
Quelques accords de piano bien plantés, une voix chaude et feutrée. Dès les premières mesures, Florent Richard impose un climat qu'il maintient tout au long de ce premier album séduisant. Il met en musique de façon simple des textes pleins de rues parisiennes. La chanson Place àl'art pourrait bien se glisser durablement dans nos conduits auditifs. Ce jeune musicien assume quelques belles influences. On songe àSheller au détour d'un arpège, ou davantage encore, aux mélodies de Romain Didier. L'ensemble n'est pas révolutionnaire mais franchement agréable.

L'art et la manière, Florent Richard, Vital song
(LPJ ? 7 avril 2006)
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