

La police est restée sur les lieux toute la matinée de samedi (photo LPJ casablanca).
Les deux hommes qui voulaient pénétrer dans le consulat et le centre culturel américains en ont été empêchés par les gardiens des lieux, soupçonneux de l'attitude des deux hommes.
Mohamed Maha, né en 1975, et son frère Omar Maha se sont fait exploser à quelques mètres du bâtiment, et à quelques pas l'un de l'autre samedi après 9 heures. Le premier devant le consulat américain. Le second a accompli son geste devant le centre culturel et linguistique américain, suite à une course poursuite avec des agents de sécurité sous les palmiers de ce quartier huppé du centre ville...
La sûreté nationale a alors déclenché les grands moyens pour mettre la main sur deux complices qu'ils ont interpellés dans le quartier de Sidi Moumen. L'un étant soupçonné d'être le cerveaux de l'explosion du cybercafé du 11 mars dernier dans le même quartier, et l'autre, un membre supposé actif du réseau. Les frères et s?urs des deux frères auraient été entendus à leur domicile, quartier de Derb Soltane.
Ces deux hommes ont donc été présentés comme les numéros un et deux du groupe de même qu'un troisième kamikaze qui s'était débarrassé de sa ceinture d'explosifs et avait pris la fuite toujours samedi après-midi.
Semaine noire
Les arrestations ont été menées avec la complicité active de la population terrorisée, dans une ambiance très confuse mais efficace. La police a confirmé que les deux kamikazes de samedi visaient bel et bien le centre culturel américain et le consulat des Etats-Unis, distant d'environ 100 mètres.
Casablanca a donc connu une semaine noire avec cinq morts, quatre kamikazes et un policier, mardi dernier dans le quartier de Hay Farah, plus les deux autres kamikazes qui se sont fait exploser ce samedi dans le coeur de capitale économique du Maroc.
Selon la police, les événements de mardi et de samedi seraient liés : "Il s'agit d'un acte accompli en désespoir de cause après le coup de filet réussi ces dernières semaines par la police et la traque menée par les services de sécurité pour démanteler les cellules terroristes".
Pour certains observateurs, ces attentats-suicides seraient plus l'expression d'un désarroi social poussé à bout et subtilement manipulé, que des actes téléguidés de l'extérieur...
D.B. (www.lepetitjournal.com - Casablanca) lundi 16 avril 2007








































