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« On peut avoir un rayonnement mondial en étant basé au Cambodge »

Par Pierre Motin | Publié le 09/07/2018 à 20:00 | Mis à jour le 10/07/2018 à 03:20
Photo : Martin Lansard, co-fondateur d'Aniwaa
Aniwaa - Martin Lansard PORTRAIT

La start-up phnompenhoise Aniwaa, qui propose le comparateur de référence des imprimantes 3D, s’attaque mardi 10 juillet au marché des casques de réalité virtuelle et augmentée. Retour sur l’implantation réussie de ce tech media au Cambodge.

Féru de nouvelles technologie, Martin Lansard est arrivé au Cambodge il y a quatre ans, après avoir travaillé cinq ans pour Google afin d’y développer Aniwaa, un tech media de référence sur les imprimantes 3D. Le 6 juin dernier, il faisait partie du classement des 10 entrepreneurs définissant le futur du Cambodge établi par le magazine Southeast Asia Globe. Mardi 10 juillet, son entreprise lance son comparateur de casques de réalité virtuelle, un nouveau défi pour ce représentant de la French Tech dans le royaume. Lepetitjournal.com Cambodge l'a interrogé à ce propos.

 

Lepetitjournal.com Cambodge : Aniwaa est implantée au Cambodge depuis quatre ans. Comment avez-vous décidé de créer un média spécialisé dans la comparaison d’imprimantes 3D ?

Martin Lansard : Nous avons lancé ce qui était encore un blog avec mon associé Pierre-Antoine Arrighi car nous étions fans des technologies futuristes comme l’impression 3D. Nous nous étions alors rendu compte que c’est un univers très compliqué, avec des centaines de produits disponibles mais où il est très difficile de s’y retrouver. Nous avons pensé que beaucoup de gens devaient avoir le même problème, et avons décidé de créer le site qu’on aurait aimé avoir. On a donc décidé de construire des comparateurs permettant à nos utilisateurs de gagner du temps, et des guides en profondeur par secteurs, par exemple pour les dentistes ou architectes. L’idée a toujours été de proposer une synthèse claire, propre et fiable aux internautes, mais aussi d’être exhaustifs sur le marché, en testant aussi bien une imprimante 3D en kit à 50 dollars que des machines extrêmement chères utilisées par l’industrie aéronautique.

aniwaa_bureau_imprimante_3d

Pourquoi avoir choisi le Cambodge pour y installer Aniwaa ? Pour une start-up, quels défis et opportunités représente le fait de s’installer dans le pays ?

Je suis arrivé au Cambodge il y a quatre ans avec ma compagne qui est franco-cambodgienne et a toujours eu comme projet de vivre au Cambodge. Nous travaillions tous deux pour Google auparavant. A un moment donné nous en avons eu assez de Google, et j’avais déjà commencé à lancer Aniwaa. Avec mon associé, nous avons vu qu’il y avait un besoin, que notre site y répondait et que le trafic décollait nettement, nous avons donc décidé avec ma compagne de déménager au Cambodge, avec pour avantage le fait que je pouvais piloter Aniwaa depuis n’importe quel pays. Je travaillais dans des cafés au début, puis j’ai rejoint notre incubateur Confluences, qui nous a très bien accompagnés au niveau administratif. La normalisation d’une entreprise au Cambodge est souvent un travail long et fastidieux, mais le fait d’avoir été accompagné a rendu cela moins complexe.

Aujourd’hui nous sommes plusieurs salariés à Phnom Penh, tous présents depuis plusieurs années dans le pays. Au final, nous sommes fiers d’avoir réussi à monter un tech media de référence. Je pense que ça montre qu’on peut avoir un rayonnement mondial en étant basé au Cambodge. Nous sommes bien sûr assez éloignés quand des salons internationaux d’imprimantes 3D sont organisés en Europe ou aux Etats-Unis, mais le pays offre un écosystème de start-up très dynamique et une émulation énorme, à laquelle nous voulons participer. Dans notre secteur, nous sommes très fréquemment en relation avec des start-up locales comme Arc pour l’impression 3D et VR Cambodia en ce qui concerne la réalité virtuelle, c’est motivant de se rendre compte que les entrepreneurs cambodgiens se saisissent eux aussi de technologies émergentes.

aniwaa-casques

Vous lancez aujourd’hui votre comparateur de casques de réalité virtuelle et augmentée. Quel rapport avec votre activité jusqu’ici ?

Quand nous avons commencé Aniwaa, nous étions très intéressés par le fait que l’impression et le scan 3D étaient des technologies émergentes, qui commençaient à être abordables avec des machines qui pouvaient coûter quelques centaines de dollars. On se retrouve à peu près sur le même cas de figure aujourd’hui pour ce qui est des casques de réalité virtuelle ou de réalité augmentée qui commencent à coûter 200 et 300 dollars. Et puis c’est aussi une technologie nouvelle, qui nous passionne ! Depuis six mois, nous reproduisons nos protocoles de test et processus pour ces matériels. Nous sortons de notre zone de confort, mais on a le sentiment que les casques de réalité virtuelle sont une nouvelle technologie émergente qui se démocratise, et pour laquelle nous pouvons aider les utilisateurs à faire leur choix.

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