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“Elec(ទ្រ)Tro” quatrième saison culturelle de l’Institut Français de Phnom Penh

L’Institut français entame sa quatrième saison culturelle avec : “Elec(ទ្រ)Tro” un voyage auditif mais pas que… , liant la traduction cambodgienne à la modernité de ce début de siècle. La saison « Elec(ទ្រ)Tro » se veut être un cycle sonore, sur des variations musicales, des expérimentations auditives et visuelles qui rythmeront les espaces de l’IFC, en entremêlant les arts visuels, le cinéma et les arts de la scène, tout en se focalisant sur le son et la création. 

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L’Institut français entame sa quatrième saison culturelle avec : “Elec(ទ្រ)Tro” un voyage auditif mais pas que… , liant la traduction cambodgienne à la modernité de ce début de siècle.
La saison « Elec(ទ្រ)Tro » se veut être un cycle sonore, sur des variations musicales, des expérimentations auditives et visuelles qui rythmeront les espaces de l’IFC, en entremêlant les arts visuels, le cinéma et les arts de la scène, tout en se focalisant sur le son et la création. 

 

Le tro khmer ou «  ទ្រខ្មែរ » est une vièle tricorde traditionnelle ancrée dans la culture cambodgienne. 

Son corps est fait d'une noix de coco recouverte d'une peau de serpent. Par le passé, les cordes étaient en soie. Dans les années 1960, des cordes en métal ont été utilisées et le son de l'instrument a changé, devenant plus aigu. Aujourd’hui, les Cambodgiens considèrent le tro khmer comme un de leurs plus anciens instruments apte à exprimer leur sensibilité.

 

Elec(ទ្រ)Tro, : saison orientée sur le son qui lit la tradition cambodgienne à la modernité.

Cette saison déploiera plusieurs événements ponctuels comme des concerts, des projections cinématographiques, une lecture à haute voix mais aussi des cours de tro khmer. Elle offrira aussi aux visiteurs de l’Institut des expositions permanentes et des siestes musicales.

 

Les expositions :

L’exposition Elec(ទ្រ)Tro réunit les deux artistes Charlie Aubry et Jean-Baptiste Phou qui travaillent sur le métissage des formes artistiques. Ainsi, le son, l’image, la danse, l’écriture se rejoignent dans cette proposition de création sonore pour la joie de nos oreilles !

Né en 1990, Charlie Aubry, artiste-plasticien, est connu pour son art lié au détournement. Diplômé de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Toulouse en arts plastiques et expression plastique, il est aujourd’hui artiste hackeur, codeur autodidacte et musicien expérimental. Sa pratique artistique s’est rapidement tournée vers les objets électroniques. Il était en résidence d’artiste à l’Institut français du Cambodge du 20 août au 5 octobre 2023. 

C’est la première fois qu’il découvre l’Asie et nous confie avoir d’emblée ressenti un énorme choc esthétique et culturel. Frappé par toutes les lignes qui parcours la capitale, les lignes électriques, les façades d’immeubles, les rue, il a commencé son travail par les dessins qui sont exposés.

 

​​​​​​Electro

 

Mutation

« Il a accumulé des objets à partir de ses trouvailles sur place. Il a désiré créer une œuvre sonore immersive originale dans laquelle le public se retrouve spectateur de son propre quotidien » peut-on lire sur la plaquette de l’Institut. « Cette œuvre est une sorte de paysage sonore et visuel qui permet de prendre du recul sur les détails qui nous entourent, auxquels on ne prête pas attention, et sur ce que nous créons et consommons. Ces objets issus de la récupération permettent de mettre en avant des objets oubliés : tasses, cuillères, emballages plastiques, panneaux de signalisation lumineux, moteurs, canettes, bouteilles en verre ou encore canapés ».

Cette installation se veut être le témoignage des changements qui animent le pays et des contrastes qu’ils engendrent.

Elle permet de faire le lien entre les technologies low-tech et les instruments et musiques traditionnels. Comment les croiser et les faire communiquer ?

 

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Quand on lui demande trois mots qui peuvent résumer  sa découverte du Cambodge, il nous confie «  humidité, calme et contrastes ». 

 

Murmures de Jean Baptiste Phou

L’Institut décrit Murmures comme : « une installation interactive de Jean-Baptiste Phou qui explore la complexité de la communication et les non-dits. En entrant dans la pièce, nous sommes plongés à l’intérieur d’une nappe sonore et accueillis par des messages vocaux de la part d’inconnus de choses qu’ils n’ont pas eu l’occasion de dire. Ces messages sont extraits de la plateforme digitale Echoes from the Stars, dont la carte des étoiles est projetée au mur. Un espace d’écoute nous permet ensuite de nous immerger dans l’œuvre sonore La langue de ma mère. Elle nous raconte l’histoire d’une mère et d’un fils qui ne parlent pas la même langue et peinent à communiquer. À l’intérieur de cabines situées dans les coins de la salle, nous sommes enfin invités à enregistrer notre propre message qui rejoindra l’œuvre collective. L’installation offre un moment d’introspection méditatif, ainsi qu’un espace symbolique : celui d’étoiles auxquelles on s’adresse, dont les murmures nous reviennent en écho ».

 

electro jb phou

 

Les instruments de Sak Bophavann

Sak Bophavann est luthier. Il a étudié les arts musicaux traditionnels à l'Institut d'Antioche et, à la fin de ses études a créé un groupe de recherche sur la préservation des instruments de musique khmers. Fort de son savoir, il a décidé de transformer des instruments traditionnels pour les adapter aux gammes et aux notes de la musique occidentale. En effet, la musique khmère repose sur des notes entières et n'a pas de demi-notes dièse ou bémol. 

Il enrichie ainsi le répertoire de ses instruments en gardant les sonorités cambodgiennes. Sa quête de préservation de sa culture lui a fait prendre conscience de l'importance de savoir l'adapter aux temps modernes pour qu'elle puisse continuer à vivre. Le fait qu'il modifie ses instruments en passant des gammes de notes khmères à des notes européennes est également motivé par le désir de rendre la musique plus accessible à un public plus large.

 

Sok instrument

 

Les siestes musicales


« Il est important de fermer les yeux et d’écouter le monde »

déclare Valentin Rodriguez, le directeur de l’IFC, dans sa présentation des sieste musicales.

Pour mener cette expérience le Studio Kongchak, en collaboration avec KlapYaHands et B-Side a produit spécialement 17 pièces musicales pouvant être écoutées dans des chaises longues ou des hamacs disposés dans l’institut pour que tout un chacun puisse prendre le temps de l’immersion par l’oreille. 

Sept d'entre elle sont déjà disponibles, vous pouvez les écouter en suivant ce lien : Eclec'tro Studio Kongchak , les dix autres seront mises en ligne fin octobre.

 

D’autres événements ponctuels rythmeront cette saison, nous les reprendrons dans l’agenda.

Informations pratiques
4oct.24nov.

Du 4 oct. à 18:00

Jusqu'au 24 nov. à 18:00

Adresse

rue 184
Phnom Penh

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