Édition internationale

SOCIÉTÉ - Le Cambodge à l’heure africaine

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 8 février 2017

 

Au grand embarcadère du Tonle Sap, près du marché de nuit, nul n'a pu les manquer. Brillants de mille feux dans leurs coiffes et costumes traditionnels hauts en couleur, une quarantaine d'Africains d'Afrique Noire Francophone ont embarqué mercredi soir à bord d'un grand bateau pour une croisière nocturne sur le Tonle Sap et le Mékong. Venus du Bénin, du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Gabon, du Niger, du Mali et de Mauritanie, tous travaillent, dans leur pays respectifs, pour les laboratoires pharmaceutiques PPM, créés il y plus de 20 ans au Cambodge par le Dr Hay Ly Eang.

En qualité de visiteurs médicaux, c'est à eux qu'il revient de faire la promotion des médicaments fabriqués au Cambodge auprès des médecins et personnels de santé an Afrique noire francophone, à des milliers de kilomètres de Phnom Penh, là où PPM réalise plus de la moitié de son chiffre d'affaires annuel à l'export. Réunis pendant une semaine pour leur séminaire annuel, et, pour la plupart, pour la première fois en Asie, leur visite aura été l'occasion de découvrir l'usine de production de la première entreprise exportatrice du pays hors secteur de la confection textile mais aussi de rencontrer ceux qui, à Phnom Penh, fabriquent les médicaments qu'ils représentent.

Venu au nom du gouvernement accueillir ces visiteurs qui, dans leurs lointains pays, mettent en valeur le "made in Cambodia", Son Koun Thor, ministre délégué chargé des PME auprès du Premier Ministre, les a remerciés "de contribuer ainsi à la réussite d'une entreprise cambodgienne sur le marché international". 

 

"Vous le savez, notre pays a connu des heures sombres et a même failli disparaître, a-t-il souligné. Mais nous nous sommes relevés. Nous avons patiemment reconstruit notre pays. La présence sur les marché internationaux de produits cambodgiens de haute technicité tels que les médicaments PPM n'est pas seulement une victoire économique. C'est pour nous une victoire morale et culturelle, car elle contribue au rayonnement de notre pays à l'échelle internationale". 

Durant la croisière qui s'est déroulée en musique, il est apparu que les équipes cambodgiennes et africaines n'avaient pas que le monde du médicament en commun. La danse et la chanson les rassemblent également, donnant à cette collaboration intercontinentale exceptionnelle une dimension humaine joyeuse et vivifiante. Les rives du Mékong et du Tonle Sap ont ainsi vibré de puissants sons africains, mais aussi cambodgiens, les uns découvrant les danses populaires locales telles le ramvong, le ramkbach, le cha-cha-cha et le madison, les autres s'essayant à des rythmes africains, bien plus dynamiques. 

 

Pierre Gillette, (www.lepetitjournal.com/cambodge) lundi 6 février 2017

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Publié le 5 février 2017, mis à jour le 8 février 2017
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