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Phnom Penh veut décongestionner ses rues et ses trottoirs

Par Pierre Motin | Publié le 27/01/2019 à 20:00 | Mis à jour le 27/01/2019 à 20:00
Photo : Une rue de Phnom Penh. Crédits : Axel Drainville / Flickr Creative Commons
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Mariages dans la rue, trottoirs encombrés… la municipalité de Phnom Penh a annoncé mardi 22 janvier une série de mesures pour mettre fin aux infractions sur les voies publiques.

La municipalité de Phnom Penh a émis mardi 22 janvier une directive selon laquelle, à partir du 1er juillet, il sera interdit de dresser des tentes dans les rues pour les mariages et autres festivités. Les autorités de la capitale ont par ailleurs annoncé qu’elles donnaient un mois aux personnes, entreprises et organisations qui utilisent abusivement les trottoirs pour leurs activités avant de les sanctionner.

« A partir du 1er juillet, l’administration de Phnom Penh demande aux citoyens de dresser les tentes dans des espaces privés tels que des pagodes ou des églises, ou d’autres lieux adaptés au lieu d’utiliser les trottoirs publics, a déclaré le gouverneur de Phnom Penh Khuong Sreng. Il sera désormais interdit de dresser des tentes dans les rues de la ville. » Jusqu’au 30 juin, les organisateurs de mariage devront signer un contrat avec les autorités locales si elles désirent ériger une tente sur la voie publique.

La municipalité de Phnom Penh justifie cette décision par sa volonté de mieux assurer l’ordre public et de fluidifier le trafic routier dans les rues.

Les autorités de la capitale ont par ailleurs annoncé que l’utilisation abusive des trottoirs - pour y mener des activités de commerce ou y garer son véhicule - pourrait mener à leur fermeture temporaire ou définitive ainsi qu’à des actions en justice. La directive rappelle que « les trottoirs sont réservés aux piétons ».

L’initiative de la municipalité ne convainc toutefois pas Ratanak Kong, de l’Institut pour la Sécurité routière, selon lequel les précédentes annonces en la matière n’ont pas été mise en oeuvre. « Une mesure efficace devrait être basée sur approche gagnant-gagnant, indique-t-il. Les autorités de la ville doivent fournir une solution alternative, comme créer des espaces commercials où les vendeurs pauvres pourraient exercer leur activité. » Il souligne par ailleurs que ces mesures devraient être appliquées de façon responsable, sans discrimination ni corruption, et que davantage de places de parking doivent être créées dans la ville.

Le porte-parole de l’Institut pour la Sécurité routière considère qu’il est urgent d’agir. « Les infractions sur les voies publiques mettent en péril la sécurité des piétons, créent des bouchons et donnent une mauvaise image de la ville, soutient Ratanak Kong. Les piétons sont forcés de marcher sur la route, ce qui est extrêmement dangereux. Nous devons rendre les trottoirs aux piétons. »

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Pierre Motin

Rédacteur en chef Lepetitjournal.com Cambodge (juillet 2018 - juin 2020)
2 Commentaire (s) Réagir
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Sabay Nas sam 02/02/2019 - 22:34

Phnom Penh était très riche en grosses voitures de luxe qui avaient plus de droits que les piétons car elles faisaient leur sieste sur tous les trottoirs et laissent les piétons se faufiler dans les chaussées.Des marchands envahissaient les passages publics en installant leur stand jusqu'à la bordure des chaussées.Finalement les piétons utilisaient les parties asphaltées comme les voitures qui ne pensaient qu'à avancer pour atteindre leur but dans un monde inextricable.Ce n'est pas tard pour la capitale du Cambodge de retrouver son esprit.

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jipy dim 27/01/2019 - 21:15

Il est temps que Phnom-Penh présente l'image d'une capitale digne de ce nom. Depuis plus de dix ans que je me rends dans mon pays, rien ne changeait : trottoirs saturés, squattérisés pour en faire des parkings à motos, chaussées encombrées et sales, non respect des feux tricolores et des passages pour piétons, ramassages des ordures très aléatoires.. etc...etc. Y a-t-il une municipalité qui s'occupe de tous ces problèmes dans la capitale ? Ou alors les priorités sont ailleurs ?

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