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DANSE TRADITIONNELLE – Apsara Pich, une école pour adultes débutants

Écrit par Lepetitjournal Cambodge
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Symbole de l'identité khmère, la danse Apsara s'apprend partout, et surtout dès le plus jeune âge : à l'école, dans les organisations, auprès des aînées... Jeune danseuse de 27 ans, Sen Pich vient d'ouvrir à Phnom Penh sa propre école de danse Apsara (Apsara Pich), donnant ainsi l'opportunité aux adultes débutants de tenter eux aussi l'expérience

La première motivation de Sen Pich, en ouvrant l'école Apsara Pich ? Partager sa passion avec des  jeunes femmes qui n'ont pas pu apprendre aussi jeune qu'elle. Car Sen Pich a 5 ans lorsqu'elle commence à danser dans les rangs de l'organisation Krousar Tmey, où son père était employé. Depuis, elle n'a jamais arrêté : " La danse fait partie de la culture khmère, nous nous retrouvions en groupe tous les jours pour nous entraîner, et je continue de le faire tous les matins. " Fidèle à la même troupe pendant près de vingt ans, elle est une fine connaisseuse de l'art de la danse traditionnelle : " Les Apsaras dansaient pour les Dieux et pour le Roi. J'ai moi-même pu me produire devant lui étant plus jeune. " Et si autrefois les danseuses étaient de sulfureuses jeunes filles aux courbes dessinées et très peu vêtues, elles sont aujourd'hui plus couvertes, et ainsi mieux perçues.

Sen Pich en tenue d'Apsara (crédit: www.wix.com/apsarapichschool)

A ce jour, les Apsaras se produisent encore régulièrement devant la cour. Moins érotiques, mais pas moins sensuelles, elles sont présentes à chaque cérémonie officielle. " Le roi a toujours une troupe à disposition. " Considérée comme une danse élitiste puisque présentée devant la cour royale, cette tradition millénaire a subi une sanglante répression sous les Khmers Rouges. Entre 1975 et 1979, près de 90% pour musiciens et danseuses ont disparu. Sur les centaines de chorégraphie existantes avant 1975, très peu ont pu être conservées. Pourtant, dès la fin du régime, les Apsaras ont refait surface, décidées à ne pas laisser périr la fierté du Royaume. Deux cents partitions auraient pu être sauvées. Un précieux patrimoine, qui continue de rayonner aujourd'hui, notamment à travers les prestigieuses écoles de danse Apsara du monde. " C'est la fierté de notre pays ", clame Sen Pich, qui se produisait encore à Singapour quelques années auparavant.

Aujourd'hui, elle donne des cours trois fois par semaine dans les locaux de son école : Apsara Pich, à l'angle de la rue 144 et du boulevard Norodom. La plupart de ses élèves sont de jeunes adultes expatriées au Cambodge. Le prix est très raisonnable : " Trois soirs par semaine (lundi, mercredi et vendredi) reviennent à trente dollars par mois. L'intérêt, c'est que l'on apprend vite. " Bientôt, de nouvelles plages horaires seront instaurées pour que les plus jeunes aussi bénéficient du savoir-faire de Sen Pich.

Emilie TÔN (www.lepetitjournal.com/cambodge) Vendredi 3 février 2012

Plus d'information sur le site de l'école

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Publié le 2 février 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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