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Tambours et transgression, le groupe Medha à Siem Reap

Par Marion Joubert | Publié le 14/01/2019 à 20:00 | Mis à jour le 17/01/2019 à 10:52
Photo : Artistes de le troupe Medha en pleine performance. Crédit: Cambodian Living Art
Spectacle Medha

 

La troupe entièrement féminine Medha présente un nouveau spectacle à Siem Reap, unique en son genre. Les artistes ont osé utiliser des instruments traditionnellement joués uniquement par des hommes.

Le Cambodian Living Arts présente au Bambu stage à Siem Reap son nouveau spectacle The Call. L'inauguration officielle de cet événement aura lieu la soirée du dimanche 3 février. La performance, donnée par la troupe Medha, se produira trois fois par semaine à 20 heures.

Un divertissement régulier à Siem Reap « totalement unique en son genre. ll n'y a rien d'autre comme ça », confie Chhuon Sarin, responsable de CLA.

Les artistes sont toutes des femmes, qui ont eu l'audace de transgresser les règles établies : jouer du large tambour, le skor thom, instrument traditionnellement utilisé par les hommes. Men Mao, une des membres de Medha a en effet remarqué que « les gens étaient vraiment étonnés quand je jouais du skor thom ». Ce qui ne l'a pas empêchée de continuer à battre la mesure, en honorant ainsi le nom de la troupe. Medha signifie en effet « La sagesse de bouger vers l'avant » en khmer. Car elles souhaitent avant tout casser les préjugés grâce à leur spectacle et faire évoluer les mentalités.

 

Membre du groupe jouant le tambour traditionnel
Photo : Le groupe Medha jouant le tambour traditionnel. Credit : Cambodian Living Art

 

Chhuon Sarin, « vraiment fier de présenter cette pièce », a déclaré que « les touristes à Siem Reap peuvent désormais découvrir la musique cambodgienne de manière vivante et créative ».

Le spectacle, en plus d'être rythmé et original, cherche à raconter une histoire. Celle de la relation qu'entretiennent les femmes cambodgiennes avec l'art traditionnel. Elles expriment leurs rêves, transmettent leurs expériences, en tambourinant mais aussi en dansant.

Il a fallu six semaines au metteur en scène Jean-Baptiste Phou, au compositeur Ly Vanthan et au chorégraphe Roeurn Sarun pour réaliser The Call. La première représentation a été un tel succès que la troupe a décidé de continuer leur spectacle et d'en créer deux nouveaux. Toujours épaulée par Cambodian Living Arts,  elles sont aussi entrées en collaboration avec une organisation féminine locale et ont pu jouer dans le festival international REPfest.

Les billets coûtent 18 dollars pour les adultes et 9 dollars pour les enfants.                                                        Pendant la période de lancement du 9 au 30 janvier, les billets sont à moitié prix.

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