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RENCONTRE - Michel Stanovici, l’auteur d'un best-seller sur le couple

Par Franco-Roumanie | Publié le 19/11/2018 à 00:00 | Mis à jour le 19/11/2018 à 00:00
Photo : Barna Nemethi
Michel-Stanovici

Notre rédaction est allée à la rencontre de Michel Stanovici, aussi surnommé dans la presse roumaine "Le Brad Pitt de la Roumanie". De père roumain, et de mère anglaise, Michel est né en France, puis a décidé, après la révolution, de s'installer en Roumanie et y créer une société de services informatiques. Il a aussi écrit un roman inspiré d'un épisode mouvementé de sa vie sentimentale, « Trois mots, cinq mensonges », publié chez la maison d’édition Curtea Veche. Déjà devenu un best-seller, le roman traite de la recherche de la femme idéale et de la déception amoureuse.

 

 

Vous avez connu une relation douloureuse. L'écriture de ce roman a-t-elle été pour vous une sorte de thérapie ?

 

Au risque de vous décevoir, je ne me suis pas réveillé un matin en me disant je vais écrire pour me soigner. Cela s’est fait naturellement, car je ressentais le besoin de faire sortir de moi je ne sais quoi exactement, mais quelque chose qui me consumait à petit feu. Au fur et à mesure de l’écriture j’ai pris conscience du bien-être qu’elle me procurait et de son fort pouvoir thérapeutique. D’ailleurs, la première personne qui m’a vanté les bienfaits thérapeutiques de l’écriture, c’est précisément l’héroïne dont s’inspire mon roman, psychologue de profession et qui le conseillait vivement à ses patients. En fait, je n’ai fait qu’appliquer une recette légendaire qui gagnerait à être plus souvent suivie.

 

 

Quels sont vos conseils pour trouver la femme idéale, si toutefois elle existe ?


Pas sûr que je sois le plus qualifié pour donner des conseils ! Le ou la partenaire idéal(e), cela reste bien sûr très utopique. Il faut se méfier d’une relation trop idyllique, car quand tout est trop beau et trop parfait, cela cache souvent quelque chose. Il faut être capable de faire la différence entre les apparences et la réalité. Et surtout, je pense qu’il faut suivre sa première impression et faire confiance à son instinct. Beaucoup plus facile à dire qu’à faire, et je le fais rarement…

 

 

Vous travaillez dans le domaine des IT (technologies de l'information), que pensez-vous de tous ces nouveaux moyens technologiques (réseaux sociaux, applications, ...) pour faire des rencontres ?

 

Dans mon roman, Facebook a un rôle, mais il est purement accidentel et je n’ai jamais été un grand adepte des réseaux sociaux. Avec la publication du roman, il a donc fallu que je change mes habitudes et que j'utilise plus souvent les réseaux sociaux. J’ai réalisé que bon nombre de personnes les utilisaient pour faire des rencontres et j’étais plutôt critique vis-à-vis de cela. Mais en discutant avec ces gens, j’ai vite compris que j’avais des idées préconçues et qu’il fallait vivre avec son temps ! Si cela peut aider à promouvoir un roman, pourquoi ne nous permettrait-il pas de faire des rencontres ? Après tout, peu importe le moyen, seul le résultat compte.

 

 

Etes-vous d'accord avec le proverbe: "le cœur a ses raisons que la raison ignore" ?


Vous savez que cet adage de Blaise Pascal, traitait à l’origine de la religion et non pas des relations sentimentales. Si l’irrationnel  joue un rôle significatif dans les relations amoureuses, je sais cependant que les raisons sont souvent bien moins romantiques qu’elles n’en ont l’air. Quand par exemple, un homme tombe toujours amoureux de femmes plutôt fortunées et qu'une femme ne choisit que des célébrités, ou vice-versa, on est en droit de se poser des questions…

 

 

Croyez-vous que l'on attire toujours le même profil de personnes ?


Difficile d'en faire une généralité, mais d’expérience je pencherai pour le oui. J’ai souvent été attiré par des femmes avec un grain de folie et très centrées sur elles-mêmes. Et comme je suis un adepte de choix incertains, j’ai un risque accru que tout cela se termine en situation chaotique. Les mystères et zones d’ombres m’attirent certainement, et cette envie de jouer avec le feu m’a parfois laissé sans voix. Mais je ne regrette pas mes choix, car il y a toujours du positif à retirer d’une situation. Dans le cas précis, j’ai eu la chance d’avoir un vrai sujet d’écriture qui s’est offert à moi, j’ai saisi cette opportunité et le résultat a dépassé mes attentes.

 

 

Racontez-nous quelque chose de très romantique que vous ayez fait par amour et quelque chose de très bête.

 

Je voulais séduire une femme. J’ai appris, sans qu’elle le sache, où elle partait en vacances, puis je l’ai devancée et j’ai soudoyé le concierge de l’hôtel pour me donner une chambre juste en face de la sienne. Le lendemain, sa surprise fut totale en me voyant. J’ai feint le hasard mais elle ne m’a jamais cru… C’était romantique mais aussi très bête de ma part, ma tactique s’avérant un bide total !

 

 

Que pensez-vous de la qualité de vie en Roumanie ?


Je vais surtout vous parler de Bucarest, qui ressemble à l’héroïne de mon roman, exotique et remplie de mystères ! J’ai toujours été attiré par cette ville et son architecture. Tous ces hôtels particuliers qui ont connu le faste d’avant le communisme, avant de se transformer en appartement multi-familles et devenir ensuite, pour la plupart, des sièges de sociétés. C’est l’une des nombreuses originalités de Bucarest, comme sa vieille ville ou encore la maison du peuple. La vie me plaît en Roumanie, et, même si j’ai conscience d’être un privilégié, il me semble que la qualité de vie s’améliore pour l’ensemble de la population. Les Roumains sont particulièrement accueillants et ils contribuent aussi à leur façon, au plaisir que l’on ressent en vivant en Roumanie.

 

 

Qu'est-ce que ça vous fait d'être surnommé le "Brad Pitt de Roumanie" ?

 

Cela me fait sourire. J’ai probablement eu de la chance que le journaliste de « Evenimentul Zilei » était de bonne humeur ce jour-là ! Sinon, il m’aurait probablement trouvé une ressemblance avec Dieu sait qui ! En tout cas, l’article a dû faire mouche, car on me pose souvent cette question à Bucarest. Plus sérieusement, il est plus important à mes yeux que mon roman soit préfacé par Jacques Salomé et en vente dans les rayons « développement personnel ». Je peux dire sans hésitation que d’un mal est sorti un bien, c’est la morale que je retiens de cette expérience et c’est la raison qui m’a donné envie de la partager.

 

 

 

Propos recueillis par Sarah Taher et Grégory Rateau

 

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Grégory Rateau

Rédacteur en chef de l'éditon Bucarest.

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