Édition internationale

Bucarest, une destination Erasmus en vogue entre surprises et découvertes

Chaque année, Bucarest attire de plus en plus d’étudiants internationaux en Erasmus. Souvent choisie par curiosité ou pour son coût de la vie supposé plus bas par rapport à d’autres capitales européennes, Bucarest vous réserve bien des surprises. Entre idées reçues et réalité, trois étudiants francophones nous racontent leur vie, depuis septembre, au cœur de la capitale roumaine.

Bucarest destination Erasmus en vogue roumanie étudiantsBucarest destination Erasmus en vogue roumanie étudiants
Écrit par Lou Serfati
Publié le 25 mai 2026, mis à jour le 26 mai 2026

Pour Merlin, étudiant de 21 ans en techniques de commercialisation, le choix de Bucarest s’est fait assez naturellement :

« J’avais un ami roumain donc j’avais beaucoup entendu parler de ce pays, et aussi parce que la vie n’avait pas l’air chère. »

Une motivation que partage aussi Marie, étudiante de 21 ans en science politique, qui cherchait avant tout une destination différente : « Je voulais découvrir un pays que je ne connaissais pas du tout, quelque chose de moins classique. »

Marie Casal, 21 ans étudiante en science politique à la SNSPA de Bucarest (Univeristé de Lille)`

Comme Agathe, étudiante de 22 ans, aussi en double diplôme de science politique, elles avaient en tête l’idée d’une expérience nouvelle, loin de leurs repères habituels. Agathe confirme cette envie de changement :

« J’avais envie de sortir de ma zone de confort et de découvrir une culture différente. »

Dès leur arrivée, leurs premières impressions sont finalement positives malgré quelques points similaires à leur vie française.

Merlin s’attendait à « une ville assez pauvre et très peu chère », et découvre une capitale bien plus dynamique :

« En réalité, c’est une ville entrepreneuriale et les prix sont assez élevés. »

Marie confirme ce décalage : « Je pensais que tout serait très bon marché, mais certains prix sont proches de ceux en France. » Agathe partage ce ressenti : « Ce n’est pas aussi peu cher que je l’imaginais, mais la ville est beaucoup plus moderne que ce que je pensais », elle précise également, « Bucarest est une ville où il fait bon vivre autant la journée qu’en soirée. » Très vite, ils réalisent que Bucarest est une ville en plein développement, où modernité et traditions cohabitent.

Agathe Coulbault, 22 ans étudiante en science politique à l’Université de Bucarest (ILERI Lyon)

Parmi les premières surprises, un élément revient souvent, c’est le niveau d’anglais. « Le très bon niveau d’anglais des Roumains », souligne Merlin, ce qui rend les échanges du quotidien beaucoup plus simples. Marie ajoute : « Je ne m’attendais pas à pouvoir communiquer aussi facilement partout. » Ce détail joue un rôle clé dans leur intégration et leur sentiment de confort dans la ville. Côté vie étudiante, Bucarest tient toutes ses promesses. Merlin la décrit comme « festive et chaleureuse », un sentiment partagé par les autres étudiantes. Entre les événements organisés par ESN (Erasmus Student Network), les groupes WhatsApp et les sorties improvisées, les rencontres sont nombreuses et l’ambiance conviviale. « Il y a toujours quelque chose à faire », résume Marie. Agathe complète : « Concernant l’art, j’en suis ravie, j’ai pu découvrir de nombreuses expositions temporaires, comme l’exposition au musée d’art national où La Blouse roumaine de Matisse était exposée. » Le rythme universitaire, lui, surprend aussi. « On a très peu de cours et c’est très simple, le système est beaucoup plus laxiste », explique Merlin. Marie y voit un avantage :

« Ça laisse plus de temps pour profiter, voyager et découvrir la ville. »

Agathe nuance en précisant que « les modalités d’examen sont davantage des oraux ou des recherches papier, ce qui, je trouve, est plus intéressant et académique ».

Au fil du séjour, ce sont aussi les différences culturelles qui marquent leur expérience. Merlin évoque « la ponctualité, la façon de conduire et la façon de consommer », autant de petits décalages qui demandent un temps d’adaptation pour des étudiantes venues de différents pays du monde.

Merlin Buscail, 21 ans étudiant en Business et administration à l’Université de Bucarest (BUT TC Quimper)

Marie confirme : « La circulation est impressionnante au début, et certaines habitudes comme la sérénité des habitants ou encore les habitudes alimentaires, notamment avec les heures de repas, sont différentes, mais on s’y fait vite. » Agathe, elle, nous parle du dimanche : « En tant que Française, le dimanche est un jour off, où la majorité des enseignes sont fermées et les gens restent globalement chez eux. En Roumanie, c’est totalement le contraire, les commerces sont ouverts, les commerces sont en majorité ouverts. » Ces contrastes font pleinement partie de l’immersion et participent à l’ouverture culturelle recherchée pendant un échange universitaire à l’international.

L’Erasmus à Bucarest, c’est aussi l’occasion de découvrir le reste du pays. Merlin recommande « Brașov évidemment et Constanța, mais l’été », tandis que Marie évoque également des villes comme Sibiu : « Brașov est magnifique avec les montagnes, et Sibiu a beaucoup de charme. » Ces escapades permettent de voir une autre facette de la Roumanie, plus calme et plus traditionnelle. Si les rencontres avec d’autres étudiants internationaux se font facilement, décrites comme « très simples grâce à ESN et aux groupes » par Merlin, le lien avec les étudiants roumains peut être plus discret. « Ils restent souvent entre eux car ils se connaissent depuis longtemps », observe-t-elle. Marie nuance toutefois : « Ce n’est pas impossible, mais il faut aller vers eux, faire un peu plus d’efforts au début. » Agathe confirme : « On est beaucoup entre étudiants Erasmus au début, mais avec le temps on peut créer des liens avec des Roumains aussi. »

Au-delà des cours et des sorties, cette expérience laisse une vraie trace. Merlin retient « un anglais relativement fluide à l’écrit et en compréhension, et une capacité d’adaptation ». Marie insiste aussi sur ce point : « On apprend à s’adapter très vite, à être autonome, à gérer un nouvel environnement. » Agathe partage ce bilan : « Ça m’a vraiment fait grandir, surtout en autonomie et en confiance. » Une évolution personnelle qui dépasse largement le cadre académique. Finalement, malgré les surprises et les ajustements nécessaires quand une nouvelle vie s’installe, Bucarest s’impose comme une destination Erasmus à part entière. « Absolument, c’est une ville pas chère en plein développement, avec beaucoup de choses à faire », conclut Merlin. Marie partage cet enthousiasme : « C’est une destination encore peu connue, mais vraiment enrichissante. » Entre dynamisme, expériences et rencontres, Bucarest est une capitale européenne à absolument découvrir !

 

Lou Serfati
Publié le 26 mai 2026, mis à jour le 26 mai 2026
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos