Édition internationale

Vague de licenciements chez Dacia à Mioveni après des délocalisations à l’étranger

Une vague de départs touche l’usine Dacia de Mioveni: environ 1 200 salariés devraient quitter l’entreprise au cours de l’année. Les syndiqués affirment que le groupe français a plusieurs griefs.

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Photo de Kateryna Babaieva: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/homme-portant-un-casque-orange-2760241/
Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 15 mars 2026

La direction de l’entreprise a indiqué au site Profit.ro que ces départs s’inscrivent dans un processus de réorganisation de l’activité et l'entreprise vise visent à offrir aux employés concernés une transition avec protection sociale.

Le syndicat Autoturisme Dacia (SAD) a averti vendredi que la production de l'usine de Mioveni diminuera cette année, après plus de vingt ans de croissance. Le syndicat affirme dans un communiqué que Renault a décidé de délocaliser la production du modèle Dacia Striker en Turquie. Par ailleurs, le futur modèle électrique du segment A serait finalement produit en Slovénie, et non plus à Mioveni comme cela avait été envisagé. 

« L'année 2026 marquera, après 22 ans, une période de réduction de la production et de suppression d'environ 1 200 emplois, dans un contexte de baisse de la demande et d'accélération des processus de robotisation et d'automatisation. Plus de 90 % de la production de l'usine de Mioveni est destinée à l'exportation, et la disparition des modèles qui y sont fabriqués pourrait avoir de graves conséquences sur l'économie locale et nationale », précise le syndicat dans le communiqué.

Selon la même source, l'usine Dacia emploie environ 10 000 personnes directement et génère indirectement des dizaines de milliers d'emplois chez les fournisseurs. Ainsi, toute baisse de production à l'usine de Mioveni se répercute en chaîne sur l'ensemble de l'économie locale.

« Les raisons sont connues : retards dans les infrastructures – notamment l'autoroute Pitești-Sibiu –, coûts énergétiques élevés, instabilité fiscale et politique, mais aussi programmes économiques imprévisibles. Tous ces facteurs contribuent à la baisse d'attractivité de la Roumanie pour les investissements. L'impact sur le département d'Argeș pourrait être majeur », indique le communiqué.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 15 mars 2026, mis à jour le 15 mars 2026
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